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INFO BFM BUSINESS. Les plafonds des franchises médicales doubleront dès le mois d'octobre et rapporteront 500 millions d'euros à la Sécu pour l'année 2026

Economie · · Par Julie MOREAU

INFO BFM BUSINESS. Les plafonds des franchises médicales doubleront dès le mois d'octobre et rapporteront 500 millions d'euros à la Sécu pour l'année 2026

# Franchises médicales : le gouvernement confirme le doublement des plafonds dès octobre, 500 millions d'euros attendus pour la Sécurité sociale Le projet de dé

# Franchises médicales : le gouvernement confirme le doublement des plafonds dès octobre, 500 millions d'euros attendus pour la Sécurité sociale Le projet de décret doublant les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires sera publié dans les prochains jours au Journal officiel, avec une entrée en vigueur programmée en octobre, selon les informations de BFM Business. Cette mesure, qui suscite une vive opposition des syndicats, devrait rapporter 500 millions d'euros à la Sécurité sociale pour l'année 2026. ## Un calendrier resserré malgré l'opposition syndicale Le gouvernement semble déterminé à ne pas reculer sur ce dossier sensible. Le décret prévoyant le doublement des plafonds annuels des franchises médicales et participations forfaitaires paraîtra dans les prochains jours, pour une application effective deux mois après sa publication, soit en octobre. Ce calendrier a été critiqué par les représentants syndicaux, qui dénoncent une mesure adoptée "en plein cœur de l'été", sans véritable concertation. Le conseil de la Caisse nationale de l'Assurance maladie, instance consultative composée de représentants syndicaux et du patronat, s'est pourtant prononcé majoritairement contre ce texte. Dans le détail, l'ensemble des syndicats ont voté contre ce doublement des plafonds, tandis que le Medef et les Entrepreneurs ont apporté leur soutien à la mesure. Ce clivage illustre les tensions persistantes autour du financement de la protection sociale. ## Des plafonds doublés, des montants unitaires inchangés Concrètement, le plafond annuel des franchises médicales passera de 50 à 100 euros. Rappelons que ces franchises concernent les sommes déduites des remboursements de médicaments, des actes prodigués par un infirmier ou un masseur-kinésithérapeute, ainsi que des trajets en transport sanitaire. Le montant unitaire de la franchise reste néanmoins inchangé : 1 euro par boîte de médicament et acte paramédical, 4 euros par trajet en taxi remboursable par l'Assurance maladie. Les plafonds journaliers n'augmentent pas non plus : ils demeurent à 4 euros par jour pour les soins infirmiers et séances de kiné, et 8 euros par jour pour les déplacements en transport sanitaire. Même logique pour le plafond annuel des participations forfaitaires, ces sommes déduites des consultations chez un médecin généraliste ou spécialiste, des radios ou des analyses de biologie médicale : il passera donc de 50 à 100 euros. Là encore, les montants unitaires ne sont pas modifiés. ## Un impact financier significatif pour les assurés Avec ce doublement, le maximum annuel pouvant être déduit des remboursements atteindra désormais 200 euros par patient (100 euros de franchises + 100 euros de participations forfaitaires). Cette mesure représente un alourdissement notable du reste à charge pour les assurés, en particulier pour les personnes souffrant de pathologies chroniques nécessitant des soins réguliers ou des traitements médicamenteux fréquents. Pour la Sécurité sociale, l'effet budgétaire est significatif : 500 millions d'euros de recettes supplémentaires sont attendus pour l'année 2026. Cette somme s'inscrit dans le cadre des efforts d'économies demandés à l'Assurance maladie pour réduire le déficit de la branche santé, qui reste structurellement élevé. Le gouvernement mise sur ce levier pour renflouer les caisses sans augmenter les cotisations ni réduire les remboursements de manière uniforme. ## Des interrogations sur l'équité de la mesure Si le patronat salue une décision "responsable" qui responsabilise les patients, les syndicats et certaines associations de malades dénoncent une mesure socialement injuste. Ils craignent que ce doublement des plafonds ne pénalise davantage les personnes les plus fragiles, déjà confrontées à des reste à charge importants. Le débat sur l'équilibre entre responsabilisation individuelle et solidarité collective est ainsi relancé, alors que les comptes de la Sécurité sociale restent sous pression. La publication du décret dans les prochains jours marquera la concrétisation d'une mesure plusieurs fois évoquée, mais jusqu'ici repoussée face aux contestations. Reste à savoir si cette décision, prise en période estivale, suscitera des mobilisations à la rentrée.