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Incendies: "Il faut que l'expert ait fourni les éléments à l'assureur pour qu'il fasse une proposition d'indemnisation et verse le premier acompte"

Economie · · Par Julie MOREAU

Incendies:

Les incendies qui ont ravagé la Gironde et les Landes cet été continuent de peser lourdement sur les sinistrés, qu’ils soient particuliers, commerçants ou profe

Les incendies qui ont ravagé la Gironde et les Landes cet été continuent de peser lourdement sur les sinistrés, qu’ils soient particuliers, commerçants ou professionnels du tourisme. Alors que les flammes sont maîtrisées, une nouvelle phase s’ouvre : celle de l’indemnisation par les assurances. Selon les précisions rapportées par BFM Business, le processus repose sur une étape clé, celle du passage de l’expert, sans laquelle aucune proposition d’indemnisation ni versement d’acompte ne peut être déclenché. Ce délai, souvent mal compris, suscite des inquiétudes parmi les victimes, d’autant que les pertes annoncées atteignent déjà des sommes considérables, à l’image de cette gérante d’hôtel à Andernos-les-Bains qui évoque 50 000 euros de pertes. ### Un préalable indispensable : le rapport de l’expert Le mécanisme d’indemnisation repose sur une séquence précise, rappelée par les intervenants sur BFM Business. Concrètement, il faut que l’expert ait fourni les éléments à l’assureur pour que ce dernier puisse faire une proposition d’indemnisation et verser le premier acompte. Autrement dit, tant que l’expertise n’a pas été transmise, aucune avance financière ne peut être débloquée. Cette règle, bien que standard dans le secteur, prend une acuité particulière dans le contexte de crise que traverse le département. Les assureurs, de leur côté, doivent attendre ce document technique pour chiffrer les dommages et proposer une somme, sous peine de se baser sur des évaluations incomplètes ou erronées. Pour les sinistrés, cela signifie une attente supplémentaire, parfois difficile à vivre alors que les factures courantes continuent de s’accumuler. ### Des pertes déjà lourdes pour les professionnels du tourisme Le tissu économique local est en première ligne. Les témoignages recueillis par la chaîne d’information illustrent l’ampleur des dégâts. Cette gérante d’hôtel à Andernos-les-Bains, interrogée dans le cadre des reportages consacrés aux incendies en Gironde, déclare être déjà à 50 000 euros de pertes. Un chiffre qui donne la mesure des difficultés rencontrées par les acteurs du tourisme, alors que la saison estivale devait être celle de la reprise. Le président du syndicat de l’hôtellerie de plein air de la Gironde précise, quant à lui, qu’il reste 38 campings sur le département qui ont été évacués et qui restent fermés. Cette situation prolongée prive les exploitants de revenus essentiels, tandis que les coûts fixes, eux, ne disparaissent pas. Les commerçants de Biscarrosse, également touchés, espèrent désormais un retour rapide des touristes pour limiter la casse, comme le rapportait le sujet de Robin sur BFM Business. ### Un calendrier sous tension pour les sinistrés Au-delà du simple constat, la question du calendrier se pose avec acuité. Les experts, mobilisés sur de nombreux dossiers, doivent traiter les sinistres dans un ordre qui ne correspond pas toujours à l’urgence ressentie par les victimes. Pour celles-ci, l’attente d’un premier acompte peut sembler interminable, d’autant que les besoins de trésorerie sont immédiats. Les assureurs, de leur côté, rappellent que la qualité de l’expertise conditionne la justesse de l’indemnisation finale. Une course contre la montre s’engage donc, entre la nécessité de payer vite et celle de payer juste. Les prochaines semaines seront décisives pour évaluer la capacité du système à répondre à l’urgence, alors que la saison touristique touche à sa fin et que les pertes, elles, continuent de s’accumuler.