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Incendie dans le Var : des "mises à feu volontaires" derrière la reprise du brasier ? L’hypothèse "sérieusement envisagée" par le parquet

Une · · Par Claire BERNARD

Incendie dans le Var : des

L’incendie qui a repris vendredi au sud du Gros Bessillon, dans le Var, pourrait être d’origine criminelle. Selon des informations rapportées par Midi Libre, le

L’incendie qui a repris vendredi au sud du Gros Bessillon, dans le Var, pourrait être d’origine criminelle. Selon des informations rapportées par *Midi Libre*, le parquet de Draguignan indique que l’hypothèse de « mises à feu volontaires » est « sérieusement envisagée » par les enquêteurs, alors que plus de 1 000 pompiers luttent toujours contre les flammes. ## Une reprise suspecte au cœur du dispositif de secours Alors que le front principal semblait stabilisé, une nouvelle flambée s’est déclarée vendredi en fin d’après-midi au sud du Gros Bessillon, un massif déjà durement touché par les incendies de la semaine. D’après les éléments transmis par le parquet de Draguignan, cités par *Midi Libre*, cette reprise ne serait pas accidentelle. Les premières constatations sur site, couplées aux témoignages recueillis, orienteraient les investigations vers des départs de feu simultanés, un scénario qui accréditerait la thèse d’actes délibérés. Les sapeurs-pompiers du Var, appuyés par des renforts nationaux, ont dû redéployer d’importants moyens aériens et terrestres pour contenir ce nouveau sinistre. Les conditions météorologiques, marquées par un vent soutenu et une hygrométrie très basse, compliquent considérablement la tâche des équipes au sol. La priorité absolue demeure la protection des habitations et des zones naturelles encore épargnées, tandis que les forces de l’ordre sécurisent les périmètres d’accès. ## Une enquête judiciaire ouverte pour déterminer les responsabilités Le parquet de Draguignan a confirmé l’ouverture d’une enquête distincte pour ces faits de reprise, confiée aux gendarmes de la section de recherches de la région. Selon les précisions apportées par la même source, les investigations devront déterminer si ces mises à feu volontaires sont le fait d’un individu isolé ou d’un groupe organisé. Les enquêteurs exploitent notamment les images de vidéosurveillance et les relevés de téléphonie dans un rayon de plusieurs kilomètres autour des points d’ignition suspectés. Cette piste criminelle, si elle se confirmait, viendrait alourdir un bilan déjà lourd. Le précédent épisode de la semaine avait détruit plus de 600 hectares de végétation et contraint à l’évacuation de plusieurs hameaux. Les associations de protection de l’environnement et les élus locaux ont exprimé leur vive inquiétude face à la récurrence de ces actes, qui menacent directement des écosystèmes fragiles et mettent en danger la vie des sapeurs-pompiers engagés sur le front. ## Un contexte propice aux départs de feu multiples Les spécialistes rappellent que la saison des feux de forêt s’étend désormais sur une période plus longue en raison du dérèglement climatique. Dans le Var, département historiquement exposé, la sécheresse des sols et la densité des massifs forestiers créent un environnement favorable à la propagation rapide des flammes. Cependant, selon plusieurs observateurs cités dans la presse régionale, la simultanéité des départs de feu observés vendredi réduirait la probabilité d’une cause naturelle ou accidentelle. Les autorités appellent à la plus grande vigilance et rappellent que toute information utile à l’enquête peut être transmise aux services de gendarmerie. Dans l’attente des résultats des expertises techniques, le parquet n’a pas communiqué de calendrier précis pour les auditions des éventuels témoins. La cellule d’investigation spécialisée dans les incendies volontaires, sollicitée sur ce dossier, pourrait apporter un éclairage déterminant dans les prochains jours. ## Une mobilisation sans précédent pour protéger les populations Au-delà de l’enquête judiciaire, la gestion opérationnelle de cette reprise d’incendie mobilise des moyens considérables. Les centres de secours du département fonctionnent en mode dégradé, avec des rotations de personnels toutes les six heures pour éviter l’épuisement. Les communes riveraines du Gros Bessillon ont activé leurs plans de sauvegarde, et des hébergements d’urgence ont été proposés aux habitants dont les domiciles se trouvent dans les zones exposées. Les prévisions météorologiques pour les prochaines heures ne laissent entrevoir aucune amélioration significative, avec des rafales de vent attendues jusqu’à 70 km/h sur les crêtes. Cette situation pourrait favoriser de nouvelles reprises, d’autant plus que des foyers résiduels couvent encore sous les cendres des surfaces déjà brûlées. Les autorités locales, en lien avec la préfecture, n’excluent pas de renforcer les mesures de restriction d’accès aux massifs si les conditions venaient à se dégrader davantage. L’issue de l’enquête du parquet de Draguignan sera déterminante pour établir les responsabilités pénales dans ce dossier. Si l’origine volontaire des mises à feu était confirmée, les auteurs encourent des peines pouvant aller jusqu’à quinze ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende, selon le code pénal. En attendant, les équipes de secours poursuivent leur travail de lutte contre les flammes, dans un contexte de tension palpable pour les habitants et les élus locaux.