Incendie sur l’A9 à Rochefort-du-Gard : "On a évité le pire"…. Le feu qui a ravagé 40 hectares enfin fixé par les pompiers

Incendie sur l’A9 à Rochefort-du-Gard : le feu fixé après avoir ravagé 40 hectares, les pompiers évoquent un "scénario catastrophe évité" Un incendie d’ampleur
Incendie sur l’A9 à Rochefort-du-Gard : le feu fixé après avoir ravagé 40 hectares, les pompiers évoquent un "scénario catastrophe évité"
Un incendie d’ampleur s’est déclaré ce samedi 4 juillet à proximité de la commune de Rochefort-du-Gard, dans le Gard, en bordure de l’autoroute A9. Selon les informations rapportées par Midi Libre, le feu, qui a parcouru environ 40 hectares de végétation, a été fixé par les sapeurs-pompiers vers 18 h 30, après plusieurs heures d’intervention intense. Les autorités locales ont rapidement évoqué un "scénario catastrophe évité", soulignant la rapidité de la mobilisation des secours et des conditions météorologiques qui auraient pu aggraver la situation.
Une intervention rapide et coordonnée
D’après les pompiers du Gard, le sinistre s’est déclenché en début d’après-midi, probablement en raison d’une cause encore non déterminée, dans un secteur particulièrement sensible en période estivale. Les premières flammes ont été signalées à proximité de l’échangeur autoroutier, ce qui a immédiatement déclenché une alerte maximale. Environ 150 sapeurs-pompiers, appuyés par une trentaine de véhicules et plusieurs moyens aériens, ont été dépêchés sur place. Les opérations ont été menées sous l’autorité du colonel hors classe Éric Florès, directeur départemental des services d’incendie et de secours du Gard. Ce dernier a salué la coordination entre les équipes au sol et les bombardiers d’eau, permettant de contenir le feu avant qu’il ne gagne les zones habitées de Rochefort-du-Gard.
Le trafic sur l’A9 a été interrompu dans les deux sens durant plusieurs heures, provoquant d’importants ralentissements. Les automobilistes ont été invités à emprunter des itinéraires de délestage. La circulation a pu être progressivement rétablie après la fixation du sinistre, bien que des restrictions de vitesse aient été maintenues par mesure de précaution.
Un bilan matériel lourd mais aucune victime
Selon les premiers éléments communiqués par les secours, le feu a détruit environ 40 hectares de maquis et de pinède, un écosystème typique de la garrigue gardoise. Aucune habitation n’a été directement touchée, mais plusieurs infrastructures, notamment des pylônes électriques et des panneaux de signalisation autoroutière, ont été endommagés. Les pompiers ont également protégé un camping situé à moins d’un kilomètre du sinistre, évacuant par précaution une dizaine de résidents. Le vent, soufflant en rafales jusqu’à 50 km/h, a compliqué la progression des équipes, mais n’a pas entraîné de reprise incontrôlée du feu après sa fixation.
Les autorités locales, dont le maire de Rochefort-du-Gard, se sont rendues sur place pour évaluer les dégâts et rassurer la population. Aucun blessé n’est à déplorer, ni parmi les habitants ni parmi les sapeurs-pompiers. "On a évité le pire", a déclaré un responsable des secours, cité par Midi Libre, insistant sur le fait que le feu aurait pu dévaster des dizaines d’hectares supplémentaires si l’intervention n’avait pas été aussi rapide.
Un contexte de sécheresse propice aux feux de forêt
Cet incendie intervient dans un contexte de sécheresse marquée dans le sud de la France, où les précipitations sont inférieures de 30 % à la moyenne saisonnière. Le département du Gard, particulièrement exposé, est classé en vigilance orange pour le risque de feux de forêt depuis plusieurs semaines. Les pompiers rappellent que 90 % des incendies sont d’origine humaine, qu’ils soient accidentels ou criminels, et appellent à la plus grande prudence lors des activités en extérieur.
Le sinistre de Rochefort-du-Gard pourrait relancer le débat sur la prévention des incendies en bordure d’infrastructures routières, où la végétation sèche constitue un combustible idéal. Des opérations de débroussaillement le long de l’A9 sont régulièrement menées, mais leur efficacité est parfois limitée par la rapidité de la repousse des espèces méditerranéennes. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie pour déterminer les causes exactes du départ de feu, sans qu’aucune piste ne soit privilégiée pour l’instant.
La situation reste sous surveillance, avec des équipes de pompiers maintenues sur place pour éviter toute reprise. Le préfet du Gard a annoncé que des mesures de restriction d’accès aux massifs forestiers pourraient être renforcées dans les prochains jours, en fonction de l’évolution des conditions météorologiques.