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Incendie en forêt de Fontainebleau : les deux Canadair déployés écopent dans la Seine

Une · · Par Claire BERNARD

Incendie en forêt de Fontainebleau : les deux Canadair déployés écopent dans la Seine

Incendie en forêt de Fontainebleau : les deux Canadair déployés écopent dans la Seine Un incendie d’ampleur inédite ravage depuis plusieurs heures la forêt de F

Incendie en forêt de Fontainebleau : les deux Canadair déployés écopent dans la Seine

Un incendie d’ampleur inédite ravage depuis plusieurs heures la forêt de Fontainebleau, mobilisant des moyens aériens exceptionnels pour l’Île-de-France. Pour la première fois, deux Canadair ont été déployés dans la région et effectuent des rotations en puisant leur eau directement dans la Seine, une opération logistique inédite qui a nécessité l’envoi d’une alerte à la population.

Un ravitaillement fluvial inédit en Seine-et-Marne

Selon des informations rapportées par Le Figaro, les deux Canadair arrivés en renfort en Seine-et-Marne vont écoper dans la Seine pour alimenter leurs réservoirs avant de larguer l’eau sur les foyers de l’incendie. Le commandant Wdowik a précisé au quotidien que les bombardiers d’eau se ravitailleront entre les communes de Chartrettes et de Bois-le-Roi. Cette information a été confirmée sur le réseau social X par la préfecture de Seine-et-Marne, qui a indiqué qu’un message d’alerte serait envoyé sur tous les téléphones portables bornant dans ces zones quelques minutes avant l’arrivée des moyens aériens. Cette mesure vise à garantir la sécurité des promeneurs et des riverains qui pourraient se trouver à proximité du point de ravitaillement.

Le déploiement de deux Canadair, sur les douze que compte la flotte française, constitue une première en Île-de-France. Comme l’a indiqué sur France Info Paul Laurain, le chef du service de communication du Service départemental d’incendie et de secours de Seine-et-Marne (Sdis77), l’utilisation de ces avions bombardiers d’eau dans la région n’avait jamais eu lieu auparavant. Cette décision témoigne de la gravité de la situation et de la nécessité de mobiliser des moyens exceptionnels pour circonscrire les flammes.

500 pompiers mobilisés et des villages préservés

Au total, 500 pompiers sont mobilisés ce jour pour lutter contre l’incendie qui menace la forêt de Fontainebleau. À partir de 8 heures, des renforts sont arrivés d’un peu partout en France, permettant de renforcer les effectifs déjà présents sur le terrain. Le colonel Olivier Compta, cité par le média local Ici, a déclaré que sans les avions, les villages de Noisy-sur-École et du Vaudoué auraient été évacués, une certitude selon lui. Cette intervention aérienne a donc permis d’éviter des déplacements massifs de population et de protéger des habitations situées en lisière de la forêt.

L’incendie, dont l’origine reste encore inconnue à ce stade, a déjà parcouru plusieurs dizaines d’hectares. Les pompiers craignent une propagation rapide en raison des conditions météorologiques sèches et du vent qui pourrait attiser les flammes. Les deux Canadair effectuent des rotations régulières, alternant largages et ravitaillements dans la Seine, afin de maintenir une pression constante sur les foyers les plus actifs.

Un message d’alerte pour la sécurité des habitants

La préfecture de Seine-et-Marne a insisté sur l’importance du message d’alerte envoyé aux téléphones portables des habitants des zones concernées par le ravitaillement aérien. Ce dispositif, baptisé FR-Alert, permet de prévenir la population en temps réel des dangers potentiels. Les riverains de Chartrettes et de Bois-le-Roi ont ainsi été invités à ne pas s’approcher des berges de la Seine lors des passages des Canadair, afin d’éviter tout risque lié au bruit, aux projections d’eau ou à une éventuelle manœuvre d’urgence.

Alors que l’incendie n’est pas encore maîtrisé, les autorités restent en alerte. La mobilisation des moyens aériens et terrestres devrait se poursuivre dans les prochaines heures, avec l’espoir de circonscrire le sinistre avant la nuit. L’utilisation des Canadair en Île-de-France, bien que rarissime, pourrait toutefois devenir plus fréquente si les épisodes de sécheresse et de chaleur se multiplient, comme le suggèrent les projections climatiques.