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Incendie, feu: "Il y a eu une communication qui a impacté nos réservations", observe Arthur Laborde, président de l'UMIH des Landes

Economie · · Par Julie MOREAU

Incendie, feu:

Des images de feux de forêt ont-elles bridé le tourisme dans les Landes ? Alors que la saison estivale bat son plein, le président de l’Union des métiers et des

Des images de feux de forêt ont-elles bridé le tourisme dans les Landes ?

Alors que la saison estivale bat son plein, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) des Landes, Arthur Laborde, tire la sonnette d’alarme sur l’impact économique des incendies. « Il y a eu une communication qui a impacté nos réservations », a-t-il observé sur BFM Business, pointant du doigt une couverture médiatique qui aurait, selon lui, dissuadé une partie de la clientèle de se rendre dans le département, pourtant épargné par les flammes.

Un décalage entre la réalité du terrain et la perception médiatique

Arthur Laborde a expliqué que la diffusion massive d’images de feux dans d’autres régions de France avait créé un sentiment d’insécurité chez les vacanciers. « Les gens ont vu des flammes à la télévision et ont associé les Landes à ce danger, alors que le département n’a pas été directement touché par des incendies majeurs cette année », a-t-il précisé. Selon lui, cette perception erronée a provoqué une vague d’annulations et un ralentissement des nouvelles réservations. Le secteur, qui dépend fortement du tourisme estival, subit ainsi un contrecoup économique direct, alors que les feux de forêt ont principalement ravagé d’autres zones du sud-ouest comme la Gironde ou les Pyrénées-Atlantiques.

Des conséquences chiffrées sur l’économie locale

L’impact sur les réservations n’est pas anodin pour un département où le tourisme représente un pilier de l’économie. Les hôteliers, restaurateurs et propriétaires de campings landais constatent une baisse d’affluence par rapport aux prévisions initiales. Arthur Laborde a souligné que cette situation intervient dans un contexte déjà tendu pour le secteur, avec une inflation persistante et une météo capricieuse. « Les professionnels se réorganisent face aux incendies », a-t-il ajouté, évoquant les efforts de communication déployés pour rassurer la clientèle et contrer ce qu’il qualifie de « mauvaise publicité ». La fédération a notamment intensifié ses campagnes sur les réseaux sociaux pour montrer que les plages et les forêts landaises restent accessibles.

Des mesures de soutien et de prévention en question

Face à cette crise d’image, les acteurs locaux appellent à une meilleure coordination entre les médias et les autorités pour éviter de généraliser les alertes. Le président de l’UMIH des Landes a rappelé que la prolongation du délai de déclaration des sinistres jusqu’au 31 août, annoncée par ailleurs, ne concerne que les zones directement sinistrées. Pour les professionnels landais, l’enjeu est désormais de restaurer la confiance des consommateurs. « Il faut que les gens comprennent que les Landes sont un territoire sûr pour les vacances », a-t-il insisté. Cette situation relance le débat sur la gestion de la communication en période de crise climatique, où l’urgence sécuritaire peut entrer en conflit avec les intérêts économiques locaux.

Un équilibre fragile entre information et protection des activités

Alors que les incendies continuent de menacer certaines régions, la question de la responsabilité médiatique se pose avec acuité. Pour Arthur Laborde, l’information doit rester précise et localisée pour ne pas pénaliser des territoires indemnes. « Une communication mal calibrée peut avoir des répercussions durables », a-t-il averti. Le secteur espère que la fin de l’été permettra un rattrapage partiel des réservations, mais les professionnels restent prudents. Cet épisode illustre la vulnérabilité du tourisme face aux aléas climatiques et à la couverture médiatique qui les accompagne, un équilibre que les acteurs économiques et les autorités devront apprendre à mieux gérer.