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Incendie de Biscarrosse : « C’était l’apocalypse » raconte au Figaro une pompier volontaire engagée

Une · · Par Claire BERNARD

Incendie de Biscarrosse : « C’était l’apocalypse » raconte au Figaro une pompier volontaire engagée

Incendie de Biscarrosse : le récit d’une pompier volontaire au cœur des flammes Le feu qui a ravagé plusieurs centaines d’hectares aux abords de Biscarrosse, da

Incendie de Biscarrosse : le récit d’une pompier volontaire au cœur des flammes

Le feu qui a ravagé plusieurs centaines d’hectares aux abords de Biscarrosse, dans les Landes, a été fixé ce lundi 28 juillet au soir, après plus de quatre jours de lutte intense. Selon des informations rapportées par Le Figaro, ce sont près de 500 sapeurs-pompiers qui ont été mobilisés pour venir à bout de l’incendie, déclenché le 23 juillet dernier par l’incendie d’un fourgon entre Biscarrosse et Sanguinet. Parmi ces soldats du feu, Adèle, 23 ans, pompier volontaire au Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Lot-et-Garonne, à Agen, a livré un témoignage saisissant au quotidien, décrivant une scène qu’elle qualifie d’« apocalypse ».

Un départ de feu inattendu et une mobilisation éclair

Le jeudi 23 juillet, alors qu’elle rentrait de Bordeaux après avoir ramené un camion-citerne feu de forêt (CFF) à sa caserne d’Agen, Adèle apprend qu’un incendie vient de se déclarer à Biscarrosse, à environ 200 kilomètres de son lieu d’affectation. Sans hésiter, elle se porte volontaire pour rejoindre les renforts. D’après son récit, l’ampleur du sinistre était déjà impressionnante à son arrivée. « C’était l’apocalypse », a-t-elle confié au Figaro, décrivant un ciel obscurci par une épaisse fumée et des flammes « hautes comme des immeubles » qui progressaient à une vitesse alarmante. La mobilisation a été immédiate : plus de 500 pompiers, venus de plusieurs départements, ont convergé vers la zone pour tenter de contenir le front de feu.

Des conditions de combat exténuantes

Pendant plus de quatre jours, les équipes se sont relayées sans relâche, certaines étant mobilisées plus de dix heures « au front », selon les termes d’Adèle. Les conditions sur le terrain étaient particulièrement éprouvantes, avec une chaleur accablante et un vent changeant qui compliquait les opérations. La jeune femme, pompier volontaire depuis quatre ans au SDIS 47, a expliqué avoir dû faire face à des moments de tension extrême, notamment lorsque le feu menaçait de franchir les lignes de défense établies autour des zones habitées. « On a eu peur de ne pas y arriver », a-t-elle reconnu, tout en saluant la cohésion et le professionnalisme de ses collègues. L’incendie a entraîné l’évacuation de plusieurs milliers de personnes, selon les autorités locales, qui craignaient une propagation incontrôlée vers les habitations.

Une annonce présidentielle et un soulagement relatif

Ce lundi soir, le président de la République a annoncé depuis la salle de crise du centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (CODIS) de Bordeaux que « le feu est fixé », une nouvelle qualifiée de « bonne nouvelle dans les Landes ». Cette déclaration marque la fin de la première phase de lutte acharnée, même si les autorités restent prudentes quant à un éventuel redémarrage du sinistre en raison des conditions météorologiques toujours sèches. Pour Adèle et ses camarades, ce répit est mérité, mais le travail n’est pas terminé : des opérations de surveillance et de noyage des points chauds devraient se poursuivre dans les jours à venir. Ce témoignage illustre une fois de plus le dévouement des pompiers volontaires, qui représentent près de 80 % des effectifs des SDIS en France, et leur rôle crucial dans la gestion des catastrophes naturelles.