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Immigration et intégration : ces décisions qui ont coulé la France depuis 50 ans

Une · · Par Claire BERNARD

Immigration et intégration : ces décisions qui ont coulé la France depuis 50 ans

Immigration et intégration : cinquante ans de décisions au banc des accusés L'institut Thomas More publie une analyse rétrospective des choix politiques qui, se

Immigration et intégration : cinquante ans de décisions au banc des accusés

L'institut Thomas More publie une analyse rétrospective des choix politiques qui, selon lui, ont fragilisé le modèle français d'intégration. Le Figaro Magazine, qui relaie cette étude dans son édition du 12 septembre 2026, évoque une série consacrée aux « décisions qui ont coulé la France depuis 50 ans ». Un exercice de bilan qui ravive un débat ancien sur les responsabilités politiques en matière migratoire.

Une progression démographique documentée

Selon les données de l'INSEE citées par Le Figaro, la France comptait 3,9 millions d'immigrés en 1975. En 2024, ce chiffre atteindrait 7,6 millions de personnes, soit une augmentation de près du double en un demi-siècle. Cette évolution quantitative constitue le socle factuel sur lequel s'appuie l'institut Thomas More pour interroger l'efficacité des politiques d'intégration successives. Le quotidien précise que l'analyse couvre la période allant de Valéry Giscard d'Estaing à Emmanuel Macron, soit onze présidences et plusieurs majorités politiques contrastées.

Un inventaire transpartisan

L'étude ne cible pas un camp politique en particulier. D'après la présentation qu'en fait Le Figaro, l'inventaire traverse les alternances et pointe des décisions prises sous des gouvernements de droite comme de gauche. Le Figaro Magazine souligne notamment que le sujet de l'immigration est traité aux côtés d'autres thématiques — sécurité, école, souveraineté, finances publiques — dans une série plus large consacrée au « lent déclin français ». Cette approche suggère que l'institut Thomas More inscrit la question migratoire dans un faisceau de causes convergentes plutôt que dans une explication unique.

Les angles retenus par l'analyse

Plusieurs dimensions sont mises en avant dans la présentation de l'étude. Le Figaro mentionne notamment les questions liées aux obligations de quitter le territoire français (OQTF) et à l'asile, deux mécanismes administratifs dont la mise en œuvre est régulièrement débattue. Le grand renoncement sécuritaire et judiciaire, le modèle social, la famille, ainsi que l'école et la transmission culturelle figurent également parmi les chapitres de cette série. Autant de domaines où les politiques publiques auraient, selon l'institut, manqué de cohérence sur la longue durée.

Un débat qui reste ouvert

L'analyse de l'institut Thomas More s'inscrit dans un contexte où les questions migratoires demeurent au cœur de l'agenda politique français. Toutefois, la méthodologie retenue — un inventaire de décisions sur cinquante ans — pourrait susciter des réserves chez certains chercheurs, qui rappellent la complexité des facteurs économiques, géopolitiques et sociaux à l'œuvre. Les flux migratoires dépendent en effet de dynamiques internationales qui dépassent largement le cadre des seules décisions nationales. La publication de cette étude intervient par ailleurs à un moment où les équilibres politiques européens rendent le sujet particulièrement sensible.

Reste à savoir si ce type de bilan rétrospectif nourrira un débat documenté ou viendra alimenter une controverse politique déjà saturée. La publication intégrale des travaux de l'institut Thomas More, et les réactions qu'elle suscitera dans le monde académique, devraient permettre d'en mesurer la portée réelle dans les prochaines semaines.