Ils vont être remboursés à 65% au lieu de 30%: deux traitements phares contre la bronchiolite seront bientôt mieux pris en charge par la Sécu

Deux traitements préventifs contre la bronchiolite, le Beyfortus et l'Abrysvo, vont voir leur prise en charge par l'Assurance maladie passer de 30 % à 65 % dès
Deux traitements préventifs contre la bronchiolite, le Beyfortus et l'Abrysvo, vont voir leur prise en charge par l'Assurance maladie passer de 30 % à 65 % dès le 31 août. Cette revalorisation, officialisée par deux avis publiés au Journal officiel ce vendredi 21 août, concerne des médicaments développés par les laboratoires Sanofi (avec AstraZeneca) et Pfizer. Une décision qui intervient après une réévaluation de leur service médical rendu par la Haute autorité de santé (HAS) en juillet.
### Une revalorisation attendue pour les familles
Concrètement, le taux de remboursement de ces deux spécialités pharmaceutiques sera porté à 65 % contre 30 % actuellement, un changement significatif pour les parents concernés. Le Beyfortus et l'Abrysvo ciblent le virus respiratoire syncytial (VRS), principale cause de la bronchiolite chez les nourrissons. Si cette infection est généralement bénigne, elle peut dans certains cas se compliquer et nécessiter une hospitalisation. La décision de la Sécurité sociale vise à faciliter l'accès à ces traitements préventifs, alors que la saison épidémique approche. Les avis publiés au Journal officiel actent une prise en charge renforcée, effective dès la fin du mois d'août.
### Deux approches thérapeutiques distinctes
Le Beyfortus, disponible depuis septembre 2023, est un anticorps monoclonal injectable. Il ne s'agit pas d'un vaccin à proprement parler, mais d'un traitement préventif destiné aux nourrissons lors de leur première saison épidémique, et ce jusqu'à l'âge de 2 ans. Il se décline en deux dosages adaptés au poids de l'enfant : 50 mg pour les bébés de moins de 5 kg et 100 mg au-delà de ce seuil. L'Abrysvo, arrivé sur le marché en 2024, propose une approche différente : c'est un vaccin maternel administré vers la fin de la grossesse. L'objectif est de transmettre l'immunité de la mère au bébé, le protégeant ainsi de la naissance jusqu'à l'âge de 6 mois. Ces deux stratégies complémentaires offrent désormais aux parents des options élargies, avec un reste à charge réduit.
### Un service médical jugé "important" par la HAS
La revalorisation du taux de remboursement fait suite à une réévaluation de ces spécialités par la Haute autorité de santé en juillet. Le service médical rendu (SMR) de ces traitements a été jugé "important", justifiant ainsi une meilleure prise en charge par la Sécurité sociale. Cette décision intervient dans un contexte où la prévention de la bronchiolite est devenue un enjeu majeur de santé publique, notamment pour désengorger les services pédiatriques durant les pics épidémiques. Les laboratoires Sanofi et Pfizer n'ont pas encore communiqué officiellement sur les implications commerciales de cette mesure, mais elle devrait renforcer l'adoption de ces traitements auprès des familles et des professionnels de santé. La question du reste à charge pour les mutuelles complémentaires se pose désormais, même si la hausse de la prise en charge de base réduit mécaniquement le coût résiduel pour les assurés.