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«Ils s’y sont tous mis !» : la bataille des marques autour des produits dérivés à la gloire de Céline Dion

Une · · Par Claire BERNARD

«Ils s’y sont tous mis !» : la bataille des marques autour des produits dérivés à la gloire de Céline Dion

## Céline Dion, moteur d’une économie dérivée Depuis le 3 septembre, les Galeries Lafayette accueillent un pop-up store dédié à Céline Dion, et l’engouement qu’

## Céline Dion, moteur d’une économie dérivée Depuis le 3 septembre, les Galeries Lafayette accueillent un pop-up store dédié à Céline Dion, et l’engouement qu’il suscite dépasse largement le cadre du merchandising classique. Selon les informations rapportées par Le Figaro, l’enseigne parisienne n’est pas la seule à miser sur la popularité de la chanteuse québécoise : de Maje à Pierre Hermé, en passant par Pimkie, Gemo ou encore Fnac-Darty, les marques se sont engouffrées dans une bataille commerciale autour de produits dérivés à sa gloire. Un phénomène qui interroge autant les ressorts du marketing contemporain que la capacité des enseignes à convertir une ferveur populaire en fréquentation mesurable. ## Une offre tentaculaire, du textile à la pâtisserie D’après les éléments recueillis par Le Figaro, l’offre s’étend bien au-delà du seul stand des Galeries Lafayette. Le pop-up store, installé au troisième étage du magasin parisien, a été conçu avec A&R Studios, le studio créatif d’Universal Music France, pour recréer l’ambiance d’une loge : moquette rose, photographies géantes de l’artiste en tenues de scène, sous l’œil attentif de deux vigiles. Le dispositif semble porter ses fruits. Karine, une cliente venue profiter d’un jour de congé, confie avoir dépensé près de 200 euros pour offrir un t-shirt Maje et un carnet à l’effigie de la chanteuse. « On ne compte pas pour Céline Dion ! », lance-t-elle, citée par le quotidien, tandis que Caroline, appareil photo et smartphone autour du cou, repart avec un lot de trois ca… — la suite de son achat n’est pas précisée dans les extraits disponibles. ## Un levier d’image et de fréquentation Pour les enseignes concernées, l’enjeu dépasse la seule vente d’objets. Selon Le Figaro, ces marques espèrent doper leur image et la fréquentation de leurs magasins en s’associant à une icône dont la notoriété traverse les générations et les frontières. La stratégie n’est pas isolée : elle s’inscrit dans un contexte où le commerce physique cherche à se réinventer face à la concurrence du e-commerce, en misant sur l’expérience en boutique et sur des communautés de fans particulièrement mobilisables. Le cas de Céline Dion, dont la tournée et la présence médiatique entretiennent une actualité continue, offrirait ainsi un terrain commercial d’autant plus favorable que la base de fans est large et solvable. ## Une économie de la nostalgie et de l’attachement Le phénomène s’inscrit également dans une tendance plus large : la monétisation de l’attachement affectif à des figures populaires. Les produits dérivés ne visent pas seulement la fonction d’usage, mais la dimension symbolique et mémorielle. Le Figaro souligne d’ailleurs que l’offre est « très étendue », ce qui suggère une segmentation fine des publics cibles, du textile accessible aux créations plus haut de gamme. Reste à savoir si cet engouement se traduira dans la durée ou s’il demeurera circonscrit à la période de forte exposition médiatique de l’artiste. La question de la pérennité de ces dispositifs commerciaux, au-delà de l’effet d’annonce, demeure ouverte.