"Ils doivent descendre de l’avion ou ils vont commettre un crime": des passagers de deux avions distincts perturbent leur vol et provoquent leur arrêt en urgence aux États-Unis

Deux déroutements d’urgence pour menaces de passagers : la FAA sous pression Deux vols intérieurs américains ont été contraints à des atterrissages ou retours a
Deux déroutements d’urgence pour menaces de passagers : la FAA sous pression
Deux vols intérieurs américains ont été contraints à des atterrissages ou retours au terminal ce week-end après des menaces proférées par des passagers, à Milwaukee et à Miami. Ces incidents, rapportés par CNN, s’ajoutent à une liste déjà longue de plus de 830 signalements reçus cette année par la Federal Aviation Administration (FAA), alors que les agences fédérales durcissent leurs sanctions.
Un vol United Airlines détourné vers Milwaukee après des propos alarmants
Le cas le plus récent s’est produit tôt lundi 10 août, à bord du vol 2801 de United Airlines. Initialement prévu pour rejoindre l’aéroport international O’Hare de Chicago, l’appareil a été détourné vers Milwaukee en raison de conditions météorologiques défavorables. Selon un enregistrement capturé par ATC.com, le pilote a alerté les contrôleurs aériens : « J’ai un passager à l’arrière qui dit : ils doivent descendre de l’avion ou ils vont commettre un crime, c’est ce qu’ils ont dit aux hôtesses de l’air ». À la suite de cet appel, les adjoints du shérif ont été dépêchés sur place, et l’avion a été conduit au terminal. La dernière portion du trajet vers Chicago a été annulée, les passagers étant remboursés et hébergés dans des hôtels locaux, selon les informations disponibles.
Alaska Airlines : deux passagers interdits de vol après un incident à Miami
L’autre incident concerne le vol 305 d’Alaska Airlines, qui devait relier dimanche soir l’aéroport international de Miami à celui de Seattle-Tacoma. Dans un communiqué, la compagnie a indiqué que deux passagers « ont perturbé le roulage de l’avion ». L’appareil est retourné à la porte d’embarquement, où les forces de l’ordre ont pris le relais. Les deux individus ont été retirés et temporairement interdits de vol avec Alaska Airlines. Bien que l’enquête menée par le bureau du shérif local n’ait révélé « aucune menace crédible », tous les passagers ont été contraints de descendre par mesure de prudence, entraînant un retard significatif pour le vol.
Un cadre juridique renforcé face à la recrudescence des incidents
Ces deux événements s’inscrivent dans une tendance préoccupante pour les autorités aériennes américaines. La FAA, qui recense plus de 830 rapports de ce type depuis le début de l’année, dispose de pouvoirs accrus pour sanctionner les contrevenants. Les agences fédérales peuvent infliger des amendes dépassant 40 000 dollars par infraction, en plus de poursuites pénales possibles. Ce durcissement vise à dissuader les comportements dangereux à bord, qui mettent en péril la sécurité des équipages et des passagers. Les compagnies aériennes, de leur côté, appliquent désormais des politiques strictes d’interdiction de vol pour les fauteurs de trouble, comme l’a démontré Alaska Airlines dans ce cas précis.
Une vigilance accrue mais des procédures disproportionnées ?
Si la sécurité reste la priorité absolue, ces incidents soulèvent également des questions sur la proportionnalité des mesures prises. Dans le cas d’Alaska Airlines, l’absence de menace crédible n’a pas empêché l’évacuation complète de l’appareil, entraînant des désagréments pour l’ensemble des passagers. Les compagnies et les autorités justifient cette approche par le principe de précaution, mais certains observateurs pointent un risque de surréaction face à des situations parfois bénignes. La FAA, qui publie régulièrement des statistiques sur ces incidents, devra trouver un équilibre entre fermeté et pragmatisme pour maintenir la confiance des voyageurs.