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Il veut réinternaliser une partie de sa production aujourd'hui sous-traitée: Stellantis envisage d'investir plus d'un milliard d'euros en France pour un nouvel utilitaire

Economie · · Par Julie MOREAU

Il veut réinternaliser une partie de sa production aujourd'hui sous-traitée: Stellantis envisage d'investir plus d'un milliard d'euros en France pour un nouvel utilitaire

## Stellantis envisagerait d'investir plus d'un milliard d'euros dans son usine d'Hordain Le constructeur automobile Stellantis envisagerait de consacrer plus d

## Stellantis envisagerait d'investir plus d'un milliard d'euros dans son usine d'Hordain Le constructeur automobile Stellantis envisagerait de consacrer plus d'un milliard d'euros à la production d'un nouvel utilitaire sur son site d'Hordain, dans le Nord, selon l'agence Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier. L'information, relayée par BFM Business, n'a pas été confirmée par le groupe, qui s'est refusé à tout commentaire auprès de l'AFP. Si elle se matérialisait, cette enveloppe marquerait une nouvelle étape dans la stratégie de réindustrialisation partielle engagée par le quatrième constructeur mondial. ## Un projet centré sur la modernisation et l'automatisation Selon les éléments rapportés par Bloomberg, Stellantis prévoirait de moderniser son usine nordiste et d'investir simultanément dans la recherche et le développement sur d'autres sites français, afin d'accompagner la fabrication de ce nouveau véhicule utilitaire. Le site d'Hordain, spécialisé dans les utilitaires légers, bénéficierait ainsi d'un renforcement de son outil industriel, avec un recours accru à l'automatisation. Le groupe aux quatorze marques — parmi lesquelles Fiat, Opel, Peugeot et Jeep — chercherait par ce biais à réinternaliser une partie de sa production aujourd'hui confiée à des sous-traitants, une manière de reprendre la main sur ses coûts et ses délais. Cette démarche s'inscrit dans un contexte financier tendu pour le constructeur. Confronté à des surcapacités de production et à la nécessité de réduire ses dépenses, Stellantis a engagé une vaste réorganisation sous l'impulsion de son directeur général Antonio Filosa. Un an après son arrivée aux commandes, l'Italien a présenté en mai dernier un plan stratégique destiné à redresser la barre, après des pertes qualifiées de colossales enregistrées en 2025. La réinternalisation et l'automatisation constituent deux leviers classiques de ce type de redressement : elles permettent de diminuer la dépendance à des prestataires externes tout en augmentant la productivité par véhicule produit. ## Mulhouse, précédent d'une stratégie d'investissement en France Le projet d'Hordain ne serait pas isolé. Stellantis a déjà annoncé vouloir investir « plus d'un milliard d'euros » en France, notamment pour produire trois nouveaux modèles Peugeot électriques ou hybrides à partir de 2029 sur son site de Mulhouse, dans le Haut-Rhin. La répartition de cette enveloppe avait été précisée : 50 % consacrés à la recherche et développement, 40 % au site de Mulhouse et 10 % à d'autres sites. Le constructeur compte en France quatre usines de production d'automobiles sur les quarante-deux qu'il exploite dans le monde : Mulhouse, Sochaux, Rennes et Hordain, cette dernière étant dédiée aux véhicules utilitaires. L'enjeu dépasse le seul cas d'Hordain. Dans un secteur automobile européen bousculé par la transition électrique, la concurrence chinoise et la pression sur les marges, la capacité d'un grand constructeur à concentrer ses investissements sur des sites à forte valeur ajoutée devient un indicateur de sa santé industrielle. Pour les territoires concernés, l'annonce — si elle se confirme — représenterait un signal positif en matière d'emploi et de maintien des compétences locales. ## Un dossier encore à l'état d'hypothèse À ce stade, aucune confirmation officielle n'a été apportée par Stellantis, et les informations reposent sur des sources anonymes citées par Bloomberg. Le calendrier précis, le montant définitif et le périmètre exact des investissements restent donc inconnus. Le constructeur n'a pas non plus détaillé les modalités de la réinternalisation évoquée, ni son impact éventuel sur les sous-traitants actuels. La prudence reste de mise : les plans industriels de cette ampleur sont fréquemment ajustés en fonction de l'évolution de la demande, des négociations sociales et des arbitrages budgétaires internes. Le dossier d'Hordain illustre néanmoins une tendance de fond : face aux surcapacités, les constructeurs européens privilégient désormais la consolidation de leurs sites existants à l'ouverture de nouvelles lignes de production.