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« Il va finir en charpie » : Raphaël Glucksmann dans le piège de la primaire

Une · · Par Claire BERNARD

« Il va finir en charpie » : Raphaël Glucksmann dans le piège de la primaire

Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 15 septembre 2026, Raphaël Glucksmann, président de Place publique et député européen, se tr

Selon des informations rapportées par Le Figaro dans son édition du 15 septembre 2026, Raphaël Glucksmann, président de Place publique et député européen, se trouverait engagé dans une séquence politique particulièrement délicate à l'approche du vote socialiste des 10 et 17 octobre prochains. L'article, signé Richard Flurin, évoque un climat de tensions internes au Parti socialiste, où les différentes candidatures en lice pour la désignation du candidat à la présidentielle semblent multiplier les affrontements. ## Un climat de campagne tendu D'après les éléments rapportés par Le Figaro, les premières semaines de cette campagne pour la primaire socialiste donneraient davantage l'impression d'une « échauffourée » que d'un véritable débat politique structuré. Le quotidien cite notamment Johanna Rolland, première secrétaire déléguée du Parti socialiste, qui avait pourtant promis le « lancement de la grande bataille politique, culturelle et citoyenne ». Selon la même source, un élu socialiste aurait confié, sous couvert d'anonymat, que « les socialistes sont incorrigibles », évoquant un fonctionnement ancré dans les rivalités internes. Ces tensions pourraient peser sur la dynamique de campagne de Raphaël Glucksmann, pourtant donné favori dans la course à l'investiture. ## Une position de favori exposée Selon Le Figaro, le député européen aurait toutes les chances de remporter le vote d'octobre pour la désignation du candidat socialiste à la présidentielle du printemps prochain. Toutefois, cette position dominante semblerait l'exposer davantage aux attaques de ses concurrents internes. Le titre de l'article, citant un propos rapporté — « Il va finir en charpie » —, illustre la violence des échanges qui pourraient caractériser cette séquence. En effet, être en tête des intentions de vote au sein d'une primaire n'implique pas nécessairement d'en sortir renforcé ; plusieurs précédents historiques, notamment dans les primaires de 2011 et 2017, ont montré que les favoris pouvaient subir une érosion de leur image durant la campagne. ## Les risques d'une sortie abîmée Par ailleurs, la question soulevée par Le Figaro porte sur les conséquences à long terme de cette primaire pour Raphaël Glucksmann. Si le député européen devait l'emporter, il pourrait néanmoins sortir affaibli de plusieurs semaines de conflit interne, ce qui pourrait compliquer sa position face aux autres forces politiques lors de la campagne présidentielle. D'après des observateurs cités par le quotidien, certains se demandent ouvertement pourquoi l'intéressé s'est engagé dans une telle configuration. Cette interrogation traduit une inquiétude sur la capacité du candidat à préserver son capital politique intact à l'issue du processus. ## Un enjeu au-delà de la primaire Cette séquence socialiste s'inscrit dans un contexte politique plus large, à quelques mois de l'élection présidentielle. La manière dont se déroulera cette primaire pourrait avoir des répercussions sur la cohésion de la gauche et sur la capacité de ses représentants à peser dans le débat national. Selon des sources internes au PS, le calendrier resserré — deux tours les 10 et 17 octobre — accentuerait la pression sur l'ensemble des candidats. Reste à savoir si Raphaël Glucksmann parviendra à transformer cette épreuve interne en tremplin, ou si, comme le suggèrent certaines analyses, il en sortira durablement fragilisé.