"Il s’est débraguetté, c’était sa pratique signature" : le chirurgien Sydney Ohana accusé par une dizaine de femmes de violences sexuelles

## Un chirurgien de Montpellier visé par une dizaine de plaintes pour violences sexuelles Selon les informations rapportées par Midi Libre, le chirurgien Sydney
## Un chirurgien de Montpellier visé par une dizaine de plaintes pour violences sexuelles
Selon les informations rapportées par Midi Libre, le chirurgien Sydney Ohana, exerçant à Montpellier, fait l'objet de plusieurs plaintes pour des faits de viols, d'agressions sexuelles et de harcèlement sexuel. Ces accusations, formulées par une dizaine de femmes, portent sur des actes qui auraient été commis dans l'enceinte de sa clinique ainsi que dans la sphère privée. Le praticien a été mis en examen dans cinq procédures distinctes, selon la même source.
## Le profil d'un praticien en vue
D'après les éléments relayés par Midi Libre, Sydney Ohana jouissait d'une notoriété importante dans le milieu médical local. Les témoignages recueillis par le quotidien régional décrivent un modus operandi qui se serait répété au fil des années. « Il s'est débraguetté, c'était sa pratique signature », aurait confié l'une des plaignantes, citée par le journal. Cette formule, reprise en titre de l'article, illustrerait selon les accusatrices un comportement récurrent, ce qui viendrait renforcer la crédibilité des récits convergents recueillis auprès des différentes victimes présumées. Ces éléments demeurent toutefois soumis à l'appréciation des autorités judiciaires.
## Une procédure judiciaire en cours
La mise en examen dans cinq dossiers distincts constitue, en droit français, une étape procédurale significative. Elle intervient lorsque le juge d'instruction estime qu'il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable la participation de la personne concernée aux faits reprochés. Cette décision ne préjuge cependant en rien de la culpabilité du mis en cause, qui conserve la présomption d'innocence jusqu'à l'issue définitive de la procédure. Selon des sources judiciaires citées par Midi Libre, les enquêtes se poursuivraient afin d'établir les circonstances exactes des faits dénoncés et d'identifier d'éventuelles autres victimes.
## Un contexte de libération de la parole
Cette affaire s'inscrit dans un mouvement plus large de libération de la parole dans le milieu médical, où plusieurs praticiens ont été épinglés ces dernières années pour des faits similaires. Les ordres professionnels, notamment le Conseil national de l'Ordre des médecins, ont été amenés à renforcer leurs dispositifs de signalement. Toutefois, les victimes demeurent confrontées à des obstacles importants : asymétrie de la relation de soin, crainte des représailles professionnelles et difficulté à faire reconnaître les faits. Le cas de Sydney Ohana pourrait, selon plusieurs observateurs du secteur, relancer le débat sur les mécanismes de contrôle interne au sein des établissements de santé privés.
## Des suites judiciaires à préciser
À ce stade, ni la clinique concernée ni les avocats du praticien n'auraient communiqué d'éléments substantiels sur la défense envisagée, selon Midi Libre. L'instruction devrait se poursuivre dans les mois à venir, avec notamment l'audition des plaignantes et la confrontation des parties. Le parquet pourrait également requalifier certains faits à mesure que l'enquête progresse. Pour les associations de victimes, cette affaire illustre la nécessité d'un renforcement des procédures de signalement au sein des structures de soins, un chantier qui reste, à ce jour, largement ouvert.