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«Il ne reste plus qu’un tas de pierres»: après la crue meurtrière au Népal, les proches de disparus dans l'angoisse

Monde · · Par Claire BERNARD

«Il ne reste plus qu’un tas de pierres»: après la crue meurtrière au Népal, les proches de disparus dans l'angoisse

Près de 1 300 personnes sont portées disparues après l'avalanche de boue qui a frappé le Népal et le Tibet chinois mercredi 26 août, un bilan qui pourrait encor

Près de 1 300 personnes sont portées disparues après l'avalanche de boue qui a frappé le Népal et le Tibet chinois mercredi 26 août, un bilan qui pourrait encore s'alourdir alors que les opérations de secours se poursuivent. Le décompte officiel fait état d'au moins 362 morts de part et d'autre de la frontière, selon des informations rapportées par RFI, mais pour les familles des disparus, l'heure est à une angoisse grandissante face à la violence des crues. Dans les zones sinistrées, l'attente interminable des proches contraste avec la réalité du terrain, où les espoirs de retrouver des survivants s'amenuisent d'heure en heure. ### Un bilan humain qui reste incertain Les chiffres communiqués par les autorités népalaises et chinoises demeurent partiels, et les disparitions massives compliquent l'établissement d'un décompte précis. Selon les éléments rapportés par RFI, l'avalanche de boue survenue mercredi a englouti des villages entiers, emportant habitations, infrastructures et habitants dans un mouvement de terrain d'une rare intensité. Les équipes de secours, déployées sur les deux versants de la frontière himalayenne, concentrent leurs efforts sur les zones les plus touchées, mais l'accès difficile à ces régions montagneuses ralentit considérablement la progression des recherches. Les autorités locales évoquent par ailleurs des conditions météorologiques défavorables qui pourraient entraver les opérations aériennes de reconnaissance et de ravitaillement. ### Des proches dans l'attente, entre espoir et résignation Dans les vallées dévastées, les familles des disparus vivent un véritable chemin de croix. « Il ne reste plus qu'un tas de pierres », témoignent certains rescapés cités par RFI, décrivant des paysages où les maisons ont été réduites à l'état de gravats par la puissance du torrent de boue. Pour ces proches, chaque heure qui passe sans nouvelle renforce le sentiment que leurs êtres chers ne seront pas retrouvés vivants. Les centres d'accueil mis en place par les autorités locales recueillent les signalements de disparitions, mais les listes restent longues et les réponses, rares. Certaines familles, confrontées à l'ampleur de la catastrophe, commencent à évoquer l'organisation de cérémonies funéraires sans corps, une perspective douloureuse qui traduit une perte progressive de l'espoir. ### Des opérations de secours sous tension Les secouristes, épaulés par des unités militaires et des volontaires, poursuivent néanmoins leurs recherches dans des conditions extrêmes. D'après les informations disponibles, des équipes cynophiles et des drones auraient été déployés pour tenter de localiser d'éventuels survivants sous les débris. Toutefois, la nature même de la catastrophe — une coulée de boue rapide et destructrice — réduit considérablement les chances de retrouver des personnes vivantes après plusieurs jours. Les autorités sanitaires, de leur côté, s'inquiètent des risques épidémiologiques liés à la décomposition des corps et à la contamination des sources d'eau potable, un enjeu qui pourrait s'ajouter à la crise humanitaire déjà en cours. ### Une région marquée par les catastrophes naturelles Cette tragédie s'inscrit dans un contexte où la région himalayenne est régulièrement frappée par des phénomènes climatiques extrêmes. Les crues soudaines, les glissements de terrain et les avalanches y sont fréquents, mais l'ampleur de l'événement de mercredi semble dépasser les précédents récents. Les scientifiques, qui suivent de près l'évolution du climat en haute altitude, pourraient voir dans cet événement un signe supplémentaire de la fragilisation des écosystèmes montagneux. Les autorités népalaises et chinoises, qui coordonnent leurs efforts de secours transfrontaliers, devront également composer avec les conséquences à long terme de cette catastrophe, notamment en termes de reconstruction et de soutien psychologique aux survivants. Alors que les recherches se poursuivent, la question de la prévention de telles tragédies demeure posée, sans réponse immédiate.