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Il promet qu'"aucune pension ne diminuera" mais... Roland Lescure sème le trouble sur la contribution des retraités les plus aisés (qui gagnent au moins 2.000 euros par mois)

Economie · · Par Julie MOREAU

Il promet qu'

## Roland Lescure et la contribution des retraités aisés : un dossier sous tension Le gouvernement entretient le flou sur la fiscalité des retraités. Dans un en

## Roland Lescure et la contribution des retraités aisés : un dossier sous tension Le gouvernement entretient le flou sur la fiscalité des retraités. Dans un entretien accordé au *Parisien* ce samedi 12 septembre, le ministre de l'Économie et des Finances, Roland Lescure, a assuré qu'« aucune pension ne diminuera », tout en laissant entendre que les retraités les plus aisés pourraient être mis à contribution. Une ambiguïté qui intervient à quelques semaines de l'examen des textes budgétaires. ## Une promesse qui coexiste avec de nouvelles pistes Le locataire de Bercy a d'abord voulu rassurer : « aucune pension ne diminuera », a-t-il déclaré, semblant écarter l'hypothèse d'une désindexation, même partielle, des pensions par rapport à l'inflation. Cette option, régulièrement évoquée pour réduire le déficit public, aurait mécaniquement rogné le pouvoir d'achat des retraités. Mais le ministre a immédiatement nuancé son propos, précisant que « nous sommes dans les derniers arbitrages ». Selon lui, il « est utile et juste que les retraités contribuent, eux aussi, aux efforts collectifs », ajoutant qu'« ils peuvent le comprendre si c'est partagé et temporaire ». Cette formulation laisse donc ouverte la porte à une contribution supplémentaire, sans en préciser la forme. ## L'abattement fiscal de 10 % dans le viseur Si la désindexation semble provisoirement écartée, une autre piste monte en puissance : la suppression de l'abattement fiscal de 10 % dont bénéficient les retraités sur leur impôt sur le revenu. Interrogé sur ce point, Roland Lescure a reconnu que « la question peut se poser », avant d'ajouter qu'« il y a plein de solutions envisageables ». Le ministre n'a toutefois livré aucun détail sur les modalités d'une telle réforme. Il a en revanche posé une limite : « on ne veut pas matraquer les retraités ». Cette prudence suggère que le levier fiscal reste âprement débattu en coulisses, notamment dans la perspective des projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale attendus cet automne. ## Un seuil de 2 000 euros au cœur des discussions Le ministre ne semble pas non plus fermé à des mesures proportionnées selon le niveau des pensions. Il a ainsi estimé qu'« avec une retraite de 2 000 euros, on n'est pas riche mais on n'est pas non plus… », sans terminer sa phrase. Cette allusion à un seuil de 2 000 euros par mois alimente les spéculations sur une contribution ciblant les retraités les plus aisés. Le sujet est d'autant plus sensible qu'il s'inscrit dans un contexte de campagne présidentielle, où toute mesure touchant les retraités est politiquement inflammable. Les parlementaires devront trancher dans les prochaines semaines, entre équilibre budgétaire et préservation du pouvoir d'achat d'une population particulièrement mobilisée sur ces questions.