Onyx Infos

«Il y a dans ce pays un problème d’obésité et de diabète» : Serge Papin défend le bien-fondé d’un débat sur une nouvelle «taxe sucre»

Une · · Par Claire BERNARD

«Il y a dans ce pays un problème d’obésité et de diabète» : Serge Papin défend le bien-fondé d’un débat sur une nouvelle «taxe sucre»

## Une « taxe sucre » sur la table du Conseil des ministres Le débat sur la fiscalité nutritionnelle refait surface en France. Alors que le gouvernement pourrai

## Une « taxe sucre » sur la table du Conseil des ministres Le débat sur la fiscalité nutritionnelle refait surface en France. Alors que le gouvernement pourrait présenter, dès jeudi en Conseil des ministres, un nouveau prélèvement sur les produits sucrés, le ministre du pouvoir d'achat, du commerce et des PME, Serge Papin, a défendu le bien-fondé d'une telle discussion, rapporte Le Figaro dans une publication datée du 30 septembre 2026. ## Un constat sanitaire mis en avant Interrogé sur le plateau de LCI, l'ancien patron de Système U a d'abord rappelé l'enjeu de santé publique qui sous-tend cette mesure. « Il y a dans ce pays un problème d'obésité, de diabète, et donc de consommation excessive de sucre », a-t-il déclaré, selon des propos rapportés par Le Figaro. Le ministre a toutefois tenu à préciser sa position personnelle, assurant ne pas être « pour les taxes », pas plus qu'il ne se dit favorable à « l'augmentation » du prix des produits alimentaires. Une nuance qui traduit la difficulté pour l'exécutif d'articuler impératif sanitaire et préservation du pouvoir d'achat, dans un contexte où l'inflation des produits du quotidien continue de peser sur le budget des ménages. ## La jeunesse comme cible prioritaire Serge Papin a insisté sur la population la plus exposée à la surconsommation de sucre, à savoir les jeunes générations. Il a livré une comparaison destinée à frapper les esprits : « Un gamin de 9 ans aujourd'hui a mangé autant de sucre que son grand-père pendant toute sa vie ». Cette formule, reprise par Le Figaro, vise à illustrer l'évolution rapide des habitudes alimentaires et l'urgence, selon le ministre, d'engager une réflexion collective. Le ministre reconnaît néanmoins que la définition même de ce qu'est un « produit sucré » relèvera du débat public, une question technique et juridique loin d'être tranchée. ## Un modèle inspiré de la taxe soda Le dispositif envisagé s'inspire directement de la taxe sur les sodas, instaurée en France depuis 2012. Selon les éléments rapportés par Le Figaro, ce nouveau prélèvement pourrait rapporter à l'État près de 200 millions d'euros. Un montant qui, s'il demeure modeste à l'échelle des finances publiques, s'inscrit dans une logique de politique préventive déjà expérimentée dans plusieurs pays européens, notamment au Royaume-Uni et en Irlande, où des taxes similaires ont été adoptées ces dernières années. Ces dispositifs fiscaux, souvent qualifiés de « comportementaux », visent autant à générer des recettes qu'à orienter les choix des consommateurs et des industriels. ## Un chantier aux contours encore flous Si l'exécutif semble déterminé à ouvrir le chantier, les modalités précises de la mesure restent à définir. Le périmètre des produits visés, le taux applicable et les éventuelles exemptions pourraient faire l'objet d'âpres négociations, tant avec les industriels de l'agroalimentaire qu'avec les associations de consommateurs. La question de l'impact réel de ce type de fiscalité sur les comportements alimentaires demeure, par ailleurs, débattue au sein de la communauté scientifique. Certaines études suggèrent un effet limité sur la consommation, tandis que d'autres mettent en avant un rôle incitatif auprès des fabricants, poussés à reformuler leurs recettes. Le débat annoncé jeudi en Conseil des ministres devrait permettre d'en préciser les contours.