Onyx Infos

Il manque encore 240 millions d'euros pour réparer le dôme de Tchernobyl: la France et le G7 ont déjà mis au pot mais veulent mobiliser après les dégâts causés par un drone russe

Economie · · Par Julie MOREAU

Il manque encore 240 millions d'euros pour réparer le dôme de Tchernobyl: la France et le G7 ont déjà mis au pot mais veulent mobiliser après les dégâts causés par un drone russe

## Tchernobyl : 240 millions d'euros manquent encore pour sécuriser le dôme endommagé L'effort financier international pour réparer l'arche de confinement de Tc

## Tchernobyl : 240 millions d'euros manquent encore pour sécuriser le dôme endommagé L'effort financier international pour réparer l'arche de confinement de Tchernobyl reste inachevé. Sur les 500 millions d'euros jugés nécessaires pour les travaux urgents, le G7 n'a pour l'instant mobilisé que 260 millions, laissant un déficit de 240 millions à combler avant la conférence des donateurs prévue à Paris le 9 novembre. ## Une structure stratégique frappée en février 2025 L'immense arche métallique qui recouvre le réacteur numéro 4 de la centrale ukrainienne a été gravement endommagée en février 2025 par une frappe de drone attribuée à la Russie. Selon les informations rapportées par BFM Business, l'engin, porteur d'une ogive explosive, a percuté le nouveau confinement de sécurité, endommageant cette structure mise en place en 2016 pour isoler les vestiges du réacteur détruit lors de la catastrophe de 1986. L'incident illustre la vulnérabilité persistante du site, situé dans la région de Kyiv, plus de quarante ans après l'accident initial. Le dôme, conçu pour une durée de vie d'un siècle, constitue la principale barrière empêchant la dispersion de matières radioactives résiduelles. ## Le G7 se mobilise mais reste discret sur les montants Réunis le jeudi 15 octobre à Bangkok, en marge des assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale, les ministres des Finances et gouverneurs des banques centrales du G7 ont annoncé leur intention de mobiliser 260 millions d'euros. La réunion était présidée par le ministre français de l'Économie Roland Lescure et le gouverneur de la Banque de France Emmanuel Moulin. Le communiqué publié à l'issue de la rencontre précise que plusieurs membres du G7 ont annoncé leur intention de participer au financement, sous réserve de leurs procédures nationales d'approbation budgétaire. Toutefois, ni la liste des pays contributeurs ni la répartition exacte des montants — y compris la part française — n'ont été communiquées. ## Un rendez-vous décisif le 9 novembre à Paris La conférence des donateurs du 9 novembre constitue l'échéance clé pour combler l'écart entre les 260 millions déjà annoncés et les 500 millions estimés nécessaires aux réparations urgentes. Les organisateurs espèrent élargir la mobilisation au-delà des seuls pays du G7, en associant institutions financières internationales et partenaires bilatéraux. Le coût total des travaux de sécurisation durable pourrait dépasser cette première estimation, selon les experts cités dans le communiqué. La nature des dommages structurels et la complexité des interventions en environnement hautement radioactif expliquent l'ampleur des sommes engagées. ## Un enjeu de sécurité nucléaire internationale Au-delà de la dimension financière, le dossier Tchernobyl relève de la sécurité nucléaire internationale. La remise en état du confinement conditionne la protection à long terme du site et la prévention de toute fuite radioactive susceptible d'affecter l'ensemble du continent européen. La mobilisation annoncée par le G7 marque une première étape, mais l'issue de la conférence parisienne déterminera si les 240 millions manquants pourront être réunis dans les délais. Les autorités ukrainiennes et les partenaires internationaux devront également préciser le calendrier des travaux, dont l'urgence contraste avec la lenteur des engagements financiers.