Il l'avait vendu en 2010 au japonais Rakuten: Pierre Kosciusko-Morizet veut racheter PriceMinister qui a perdu 33% de ses clients

# Le fondateur de PriceMinister prépare un retour pour sauver la plateforme en perte de vitesse Selon des informations confirmées par BFM Business et le média L
# Le fondateur de PriceMinister prépare un retour pour sauver la plateforme en perte de vitesse
Selon des informations confirmées par BFM Business et le média L'Informé, Pierre Kosciusko-Morizet, fondateur du site de vente en ligne PriceMinister, serait candidat au rachat de la filiale française du groupe japonais Rakuten. Ce dernier avait acquis la plateforme en 2010, mais celle-ci traverse aujourd'hui une période difficile. La direction de Rakuten France a présenté aux salariés, il y a deux mois, un projet de cession ou, à défaut, une fermeture d'ici la fin de l'année.
## Une plateforme en déclin face à la concurrence étrangère
Le site d'e-commerce généraliste, qui propose des appareils électroniques, de l'électroménager, des jouets, des vêtements ou encore du mobilier, a enregistré une perte de 33% de sa clientèle. Sa fréquentation a chuté de 42% en dix ans, sous l'effet de la concurrence étrangère, selon les données disponibles. Malgré ces chiffres, PriceMinister attirait encore 9,5 millions de visiteurs uniques par mois à la fin de l'année dernière, d'après la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad). "Sur la place de Paris, tout le monde regarde le dossier", confiait récemment une source proche du secteur.
### Un trio d'investisseurs pour relancer la marque
Pierre Kosciusko-Morizet interviendrait cette fois en tant qu'investisseur, associé au fonds Verdoso, spécialisé dans la reprise d'entreprises, et à Fabien Versavau, ancien PDG de Rakuten France. Le trio ambitionnerait de rétablir la marque PriceMinister et de sauver les emplois, alors que la plateforme compte 180 salariés en France. Ce projet pourrait constituer un avantage aux yeux de la direction actuelle, qui aurait fait savoir qu'elle privilégierait une cession à une fermeture pure et simple.
## Des enjeux stratégiques pour le groupe japonais
Le groupe nippon Rakuten, créé en 1997 au Japon et actif dans l'e-commerce, les télécommunications, la publicité ou encore les solutions technologiques, avait investi depuis son acquisition pour "compenser les pertes, moderniser la plateforme, et développer des solutions avancées pour renforcer le service grâce à l'intelligence artificielle". Toutefois, face aux difficultés persistantes de sa filiale française, la cession apparaît comme une option privilégiée. D'autres acteurs s'intéresseraient davantage au portefeuille clients du site qu'à la relance de la marque elle-même.
### Une possible renaissance pour PriceMinister
Si l'offre de rachat portée par le fondateur et ses associés aboutissait, cela marquerait un retournement spectaculaire pour une plateforme qui fut pionnière du e-commerce en France. Le rétablissement de la marque PriceMinister, qui a conservé une notoriété certaine malgré son déclin, pourrait permettre de redonner un second souffle à ce site historique. Les semaines à venir seront décisives pour déterminer si ce projet de reprise se concrétisera, offrant une perspective de sauvetage pour les 180 salariés et les millions d'utilisateurs fidèles.