« Il faut être solide sur ses bases » : les candidats à la présidentielle face au défi de l’endurance physique et mentale

La campagne présidentielle de 2027 s'annonce comme un marathon hors norme pour les prétendants à l’Élysée, avec plus de sept mois d’une intensité politique et m
La campagne présidentielle de 2027 s'annonce comme un marathon hors norme pour les prétendants à l’Élysée, avec plus de sept mois d’une intensité politique et médiatique sans relâche. Au-delà des programmes et des stratégies, la question de l’endurance physique et mentale des candidats s’impose comme un facteur déterminant pour la tenue du scrutin des 18 avril et 2 mai 2027. Selon des informations rapportées par *Le Figaro*, la préparation des organismes, comparable à celle des athlètes de haut niveau, serait devenue un enjeu central pour aborder cette séquence politique dans des conditions optimales.
### Une grossesse et une campagne menées de front : le cas inédit de Marine Tondelier
Le cas de la secrétaire nationale des Écologistes, Marine Tondelier, illustre avec acuité ces nouveaux défis. Candidate déclarée à la présidentielle, l’élue d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) doit également accoucher fin septembre, une situation sans précédent sous la Ve République. Cette double échéance impose une gestion rigoureuse de son capital santé, alors que les déplacements, les interventions médiatiques et les rendez-vous politiques s’accumuleront jusqu’au vote. D’après des confidences recueillies par nos confrères, l’élue insiste sur la nécessité de « bien gérer sa récupération, son sommeil », des éléments qu’elle juge essentiels pour maintenir un rythme soutenu.
Pour faire face à cette pression inédite, Marine Tondelier aurait adapté ses méthodes d’entraînement personnel. Habituée à la course à pied pour réguler son anxiété, elle se serait tournée vers le yoga prénatal durant sa grossesse. Par ailleurs, elle aurait recours, à l’instar des « sportifs de haut niveau », à un coach en préparation mentale. Selon elle, cet accompagnement vise à « être concentrée sur les bonnes choses au bon moment », faute de quoi, prévient-elle, « on ne peut pas suivre sur la durée ». Cette approche méthodique révèle une professionnalisation croissante de la gestion du stress en politique.
### Un marathon politique qui éprouve les organismes des prétendants
Le cas de Marine Tondelier, bien que singulier, met en lumière une réalité partagée par l’ensemble du paysage politique : la campagne présidentielle est une épreuve d’endurance redoutable. Les sept mois qui séparent les candidats de l’élection vont solliciter leurs capacités physiques et cognitives de manière intensive. Lesquels d’entre eux sauront préserver leur énergie tout en maintenant une présence constante sur le terrain et dans les médias ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’âge des prétendants varie considérablement, certains d’entre eux devant composer avec des organismes moins réactifs.
Cette réalité n’est pas nouvelle, comme en témoignent les précédents historiques. Nicolas Sarkozy en 2006, Emmanuel Macron en 2022 ou encore Jean-Marie Le Pen en 1988 avaient déjà dû démontrer une résistance physique à toute épreuve. Cependant, l’intensification du cycle médiatique, la multiplication des sollicitations sur les réseaux sociaux et l’allongement de la période de campagne semblent accroître la pression sur les candidats. D’après plusieurs observateurs, la gestion du sommeil, de l’alimentation et de l’activité physique serait devenue un paramètre stratégique à part entière, influençant potentiellement la qualité des prises de décision en situation de fatigue.
### La préparation mentale, nouvel outil des ambitions élyséennes
Face à ces contraintes, le recours à des spécialistes de la préparation mentale tendrait à se généraliser dans les états-majors de campagne. Ces professionnels, issus du sport de haut niveau, apportent des techniques de visualisation, de gestion des émotions et de concentration qui pourraient faire la différence lors des moments critiques. Selon des sources proches des équipes de campagne, cette approche permettrait aux candidats de mieux traverser les périodes de doute, les attaques adverses ou les rebondissements de l’actualité, sans laisser ces éléments entamer leur énergie mentale.
Toutefois, cette professionnalisation ne fait pas l’unanimité. Certains observateurs estiment que la sincérité du contact avec les électeurs pourrait pâtir d’une préparation trop « technicisée » de la communication politique. D’autres soulignent néanmoins que l’enjeu principal reste la capacité à gouverner, un exercice qui exige lui-même une endurance physique et mentale considérable. À cet égard, la campagne ne serait qu’un avant-goût des exigences du quinquennat, où les nuits courtes et les crises soudaines sont monnaie courante. La question de la robustesse des candidats pourrait donc légitimement s’inviter dans le débat public, sans pour autant se substituer aux véritables enjeux programmatiques.