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«Il ne fait de mal à personne» : les parents de «La Douane», nouvelle terreur du canal Saint-Martin, défendent leur fils

Une · · Par Claire BERNARD

«Il ne fait de mal à personne» : les parents de «La Douane», nouvelle terreur du canal Saint-Martin, défendent leur fils

# Canal Saint-Martin : les parents de « La Douane » défendent leur fils face aux accusations Le jeune Hamza F., 14 ans, surnommé « La Douane », suscite une vive

# Canal Saint-Martin : les parents de « La Douane » défendent leur fils face aux accusations Le jeune Hamza F., 14 ans, surnommé « La Douane », suscite une vive polémique aux abords du canal Saint-Martin à Paris depuis le début du mois de juin. Ses parents, interrogés par Le Parisien et relayés par Le Figaro ce 2 juillet 2026, ont tenu à défendre leur fils, dont les incivilités filmées et diffusées sur les réseaux sociaux alimentent un débat houleux sur la délinquance juvénile dans la capitale. ## Un adolescent décrit comme « gentil » par ses parents Selon les informations rapportées par Le Figaro, le père de Hamza F. a déclaré au Parisien : « Il est gentil, ne fait de mal à personne, il rigole avec les gens, ne reste pas enfermé ». Le jeune homme, né en 2012 en Espagne, serait selon ses parents un enfant « normal » dont les frasques seraient exagérées par les réseaux sociaux et les médias. Sa mère, auxiliaire de vie, a quant à elle dénoncé ce qu'elle perçoit comme une forme de racisme dans la condamnation des agissements de son fils, selon les mêmes sources. Les parents vivent séparément : le père résiderait dans le XXe arrondissement de Paris, tandis que la mère habiterait à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis. Cette situation familiale pourrait expliquer, selon certains observateurs, un encadrement éducatif partiel du jeune adolescent. ## Un casier judiciaire déjà chargé Malgré les déclarations rassurantes des parents, les faits reprochés à « La Douane » sont nombreux et documentés. D'après des sources policières citées par Le Figaro, le jeune homme serait connu des services de police pour une dizaine de faits commis depuis juin 2025. Les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des comportements pour le moins inquiétants : plongeons dans le canal Saint-Martin, échappées face aux forces de l'ordre, vol dans une épicerie — ce dernier acte ayant été commis drapé d'un drapeau algérien. L'une des séquences les plus marquantes, rapportée par Le Figaro, montre Hamza F. s'improvisant douanier et exigeant une rémunération en échange du passage. « En Algérie, les douaniers laissent passer les gens en échange d'argent. Moi je fais pareil avec les vélos : 2 euros tu passes, sinon on t'arrose jusqu'à ce que tu pleures », aurait-il expliqué au micro de CNews, selon les informations du quotidien. ## Un phénomène qui interroge sur le suivi des mineurs Cette affaire soulève plusieurs questions sur la prise en charge des mineurs délinquants à Paris. Le jeune homme, né en 2012, n'a que 14 ans au moment des faits. Les incivilités qu'il commet, bien que qualifiées de « mineures » par ses parents, pourraient relever d'un phénomène plus large de désocialisation et d'absence de cadre éducatif. Les autorités locales n'ont pas encore communiqué officiellement sur les mesures envisagées à l'encontre de l'adolescent. Toutefois, selon des sources proches du dossier, une procédure judiciaire serait en cours, et des dispositifs d'encadrement éducatif renforcé pourraient être proposés. La multiplication des vidéos mettant en scène « La Douane » interroge également sur le rôle des réseaux sociaux dans la glorification de ces comportements déviants. Alors que le débat public s'enflamme entre ceux qui appellent à une réponse pénale ferme et ceux qui plaident pour une approche éducative et sociale, le cas de Hamza F. illustre les difficultés rencontrées par les institutions face à une délinquance juvénile de plus en plus médiatisée. Reste à savoir si les parents parviendront à infléchir le cours des événements ou si la justice devra intervenir de manière plus contraignante pour protéger à la fois l'adolescent et les riverains du canal Saint-Martin.