«Il a une capacité à réseauter impressionnante» : qui est Ryad Rani, le président de l’Union syndicale lycéenne, proche de La France Insoumise ?

Ryad Rani, de son vrai nom Ryad Rani Schroeyers, s'est imposé en l'espace de quelques semaines comme l'un des principaux porte-parole du mouvement lycéen, selon
Ryad Rani, de son vrai nom Ryad Rani Schroeyers, s'est imposé en l'espace de quelques semaines comme l'un des principaux porte-parole du mouvement lycéen, selon un portrait que lui consacre Le Figaro dans son édition du 6 octobre 2026. À seulement 19 ans, le président de l'Union syndicale lycéenne (USL) enchaîne les conférences de presse et les passages sur les plateaux télévisés, tentant de donner une cohérence à une mobilisation marquée, selon le quotidien, par « la violence de ses dérapages et l'illisibilité de ses revendications ».
## Un profil encore tendre sur la scène médiatique
D'après le portrait signé Paul-Henri Wallet, le jeune homme, décrit comme portant barbe et cheveux noirs, ne possède pas encore l'assurance des syndicalistes aguerris. Le Figaro souligne notamment qu'il coupe difficilement la parole de ses interlocuteurs, contrairement à certains de ses prédécesseurs, à l'image de Manès Nadel ou du député LFI Louis Boyard. Cette comparaison suggère que Ryad Rani, bien qu'exposé, n'aurait pas encore acquis la maîtrise rhétorique qui caractérise les figures historiques du syndicalisme lycéen. Le journal relève toutefois qu'il « ne se démonte pas » face à l'exercice médiatique, une constance qui pourrait expliquer sa position actuelle de porte-parole.
## Une capacité de réseautage saluée
Le titre même du portrait met en avant « une capacité à réseauter impressionnante », attribut qui semble distinguer Ryad Rani au sein du paysage syndical lycéen. Cette compétence relationnelle, si elle est confirmée, pourrait expliquer la rapidité avec laquelle le jeune président de l'USL s'est hissé sur le devant de la scène. Elle pourrait également éclairer la proximité que Le Figaro établit entre le responsable syndical et La France Insoumise. Le quotidien ne précise pas, dans les éléments disponibles, la nature exacte de ces liens, ni les modalités concrètes de ce réseautage, laissant planer une incertitude sur les réseaux effectivement mobilisés.
## Des revendications foisonnantes
Interrogé sur les revendications du mouvement, Ryad Rani se lance généralement dans une longue énumération, rapporte Le Figaro. Y figurent notamment le manque d'enseignants, des lycées qualifiés de « délabrés », ainsi qu'un « tri social et raciste » qui serait organisé sur Parcoursup. Cette liste, présentée comme dense, illustre la difficulté à synthétiser les attentes d'une mobilisation protéiforme. Le journal ne détaille pas davantage les propositions portées par l'USL, se contentant de souligner l'ampleur de l'énumération. Cette configuration rend d'autant plus complexe l'exercice de porte-parole auquel Ryad Rani se prête depuis près de deux semaines.
## Un mouvement sous tension
Le contexte dans lequel évolue le jeune dirigeant syndical est marqué par des épisodes de violence, que Le Figaro mentionne sans les détailler. Le ministre de l'Éducation nationale a d'ailleurs affirmé, en direct, qu'« une violence illégale est une violence qui doit être sanctionnée », une déclaration qui pèse sur le climat du mouvement. Cette tension entre revendications et débordements place Ryad Rani dans une position délicate : il doit à la fois porter les attentes des lycéens mobilisés et se distancier des dérapages qui émaillent le conflit. Son positionnement, encore en construction, pourrait déterminer la trajectoire de l'USL dans les semaines à venir, alors que la mobilisation semble loin d'être achevée.