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« Il attend le bon moment pour surgir » : Sébastien Lecornu, la possibilité d’un recours

Une · · Par Claire BERNARD

« Il attend le bon moment pour surgir » : Sébastien Lecornu, la possibilité d’un recours

# « Il attend le bon moment pour surgir » : Sébastien Lecornu, la possibilité d'un recours Le premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré samedi dernier qu'il

# « Il attend le bon moment pour surgir » : Sébastien Lecornu, la possibilité d'un recours Le premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré samedi dernier qu'il n'était « pas candidat à l'élection présidentielle », une clarification intervenue alors que les spéculations sur ses ambitions pour 2027 s'intensifient dans le microcosme politique. Selon des informations rapportées par Le Figaro Magazine, cette déclaration, pourtant sans équivoque en apparence, ne convainc pas entièrement les observateurs, qui rappellent les précédentes dénégations de l'intéressé concernant son arrivée à Matignon. ## Un passif de dénégations qui alimente le doute D'après le récit publié par Carl Meeus dans Le Figaro Magazine, Sébastien Lecornu aurait déjà utilisé des formules similaires par le passé avant de finalement accéder à des fonctions qu'il affirmait ne pas convoiter. Le journal rappelle notamment qu'il assurait ne pas faire campagne pour devenir premier ministre, successeur de François Bayrou, il y a à peine un an. Les conditions de son arrivée Rue de Varenne se mettaient pourtant en œuvre autour de lui à cette même période, selon la même source. Par ailleurs, le premier ministre avait déclaré au « 20 heures » de France 2, juste après sa démission en octobre dernier, qu'il ne « courait pas après le job » et considérait que « sa mission était terminée ». Ces antécédents récents conduisent certains observateurs politiques à relativiser la portée de sa dernière déclaration, d'autant plus que l'intéressé utilise le présent plutôt que le futur pour formuler son renoncement. ## La référence talleyrandienne comme grille de lecture Le Figaro Magazine souligne que Sébastien Lecornu est « trop fin politique » pour ignorer la célèbre maxime de Talleyrand selon laquelle « ce qui est cru devient plus important que ce qui est vrai ». Cette référence historique suggère que le premier ministre mesurerait parfaitement l'impact de ses déclarations publiques sur sa trajectoire politique, sans nécessairement révéler ses intentions réelles. Le journal évoque également l'hypothèse d'un « recours » : autour de Sébastien Lecornu, certains n'excluraient pas qu'il puisse incarner une alternative présidentielle, à condition toutefois de passer l'épreuve du prochain budget. Cette conditionnalité indiquerait que sa crédibilité politique dépendrait en premier lieu de sa capacité à faire adopter le texte budgétaire à venir, dans un contexte parlementaire particulièrement contraint. ## La séquence budgétaire comme préalable déterminant À Matignon, Sébastien Lecornu aurait cherché à faire baisser la pression sur sa personne avant le vote du budget, selon des informations rapportées par Le Figaro Magazine, qui illustre cette stratégie par une photographie du premier ministre prise par Stéphane Lemouton pour l'agence SIPA. Cette volonté d'apaisement apparente n'empêche toutefois pas les spéculations de perdurer dans l'entourage de l'intéressé. Le scénario d'une candidature potentielle ne serait pas totalement écarté par son camp, à condition que la séquence budgétaire soit franchie avec succès. Cette échéance constituerait ainsi un préalable déterminant à toute éventuelle ambition présidentielle, dans la mesure où un échec sur ce terrain fragiliserait mécaniquement sa position au sein de l'exécutif et sa crédibilité auprès de l'opinion publique.