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IA : "Arrêtons de penser régulation. Il faut un partenariat public-privé"

Economie · · Par Julie MOREAU

IA :

## IA : repenser la régulation au profit d'un partenariat public-privé Alors que les débats sur l'encadrement de l'intelligence artificielle s'intensifient à l'

## IA : repenser la régulation au profit d'un partenariat public-privé Alors que les débats sur l'encadrement de l'intelligence artificielle s'intensifient à l'échelle internationale, une voix s'élève pour proposer une approche différente. Selon une séquence diffusée par BFM Business, la question ne serait plus tant de savoir comment réguler l'IA, mais plutôt comment structurer une coopération efficace entre acteurs publics et privés. Une position qui tranche avec les appels croissants à un moratoire ou à un encadrement strict, à l'image des débats relayés ces dernières semaines sur les data centers et la souveraineté numérique. ## Un changement de paradigme revendiqué L'idée défendue consiste à sortir d'une logique binaire opposant innovation et protection. Plutôt que de penser systématiquement en termes de régulation, il s'agirait de bâtir un partenariat structuré entre l'État et les entreprises du secteur. Cette approche suppose que la puissance publique ne se contente pas de fixer des règles, mais qu'elle participe activement à l'écosystème, en investissant, en orientant et en accompagnant les acteurs privés. Le message, formulé sans détour, invite à dépasser les réflexes de méfiance pour privilégier une logique de coopération. Une posture qui n'est pas isolée : d'autres intervenants cités dans les mêmes débats appellent à éviter deux écueils symétriques, le catastrophisme et l'enthousiasme aveugle. ## Des débats déjà nourris sur la souveraineté Cette prise de position intervient dans un contexte où les interrogations sur la maîtrise des infrastructures se multiplient. Plusieurs séquences relayées par BFM Business évoquent ainsi la question d'un moratoire sur les data centers non souverains, ou encore la nécessité de ne pas dépendre prioritairement d'acteurs américains. Ces discussions traduisent une préoccupation grandissante : celle de la dépendance technologique et de la capacité des États européens à peser dans la gouvernance mondiale de l'IA. La comparaison avec un « Far West » réglementaire, employée pour décrire l'attitude de certaines grandes puissances, illustre la crainte d'un vide normatif au niveau international. ## Entre opportunité et menace Le débat ne se limite pas à la technique ou à l'économie. Il touche aussi à la perception même de l'IA, tour à tour présentée comme une opportunité ou une menace. Pour certains intervenants, l'issue dépendra avant tout des choix collectifs qui seront faits. Cette incertitude nourrit les clivages entre partisans d'un encadrement préventif et défenseurs d'une liberté d'innovation maximale. Dans ce paysage, la proposition d'un partenariat public-privé apparaît comme une tentative de synthèse : reconnaître les risques sans freiner les capacités de développement. ## Un enjeu de gouvernance à long terme Reste à savoir comment un tel partenariat pourrait se concrétiser. Les modalités — partage de données, financement, gouvernance commune, articulation avec les cadres réglementaires existants — demeurent à préciser. Les expériences passées dans d'autres secteurs technologiques montrent que ces collaborations sont complexes à mettre en œuvre, notamment lorsque les intérêts des acteurs divergent. La question du contrôle démocratique reste également posée. Le débat sur la régulation de l'IA n'est donc pas près de s'éteindre. La proposition d'un partenariat public-privé pourrait s'imposer comme une troisième voie, à condition que ses contours soient clairement définis et que les contreparties soient équilibrées entre les différentes parties prenantes.