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Hugo Marchand, danseur étoile : « J’aimerais que la danse devienne aussi populaire que le football »

Culture · · Par Emma ROUSSEAU

Hugo Marchand, danseur étoile : « J’aimerais que la danse devienne aussi populaire que le football »

## Hugo Marchand, danseur étoile : « J'aimerais que la danse devienne aussi populaire que le football » Dans un entretien accordé au podcast « Le Goût de M », l

## Hugo Marchand, danseur étoile : « J'aimerais que la danse devienne aussi populaire que le football » Dans un entretien accordé au podcast « Le Goût de M », le danseur étoile de l'Opéra de Paris Hugo Marchand formule un vœu qui résonne comme un manifeste : voir la danse conquérir une popularité comparable à celle du football. Une ambition exprimée à l'approche de son retour sur scène dans « L'Histoire de Manon », ballet signé Kenneth MacMillan, qui sera à l'affiche cet automne. ## Un artiste au sommet de son art Nommé danseur étoile de l'Opéra de Paris, Hugo Marchand incarne aujourd'hui l'une des figures les plus en vue du ballet français. Son parcours, jalonné de rôles exigeants, l'a conduit à défendre un répertoire classique autant que contemporain. Sa participation au podcast « Le Goût de M », en accès libre dès le vendredi sur toutes les plateformes, témoigne de cette volonté de s'adresser à un public élargi. À travers cet entretien, l'artiste ne se contente pas d'évoquer sa carrière : il dessine les contours d'une utopie culturelle, celle d'un art chorégraphique pleinement intégré à l'imaginaire collectif. ## La danse face à l'omniprésence du football Le parallèle établi par Hugo Marchand entre la danse et le football n'est pas anodin. Le ballon rond occupe une place hégémonique dans l'espace médiatique, les cours de récréation et les conversations familiales. La danse, elle, demeure souvent perçue comme un art élitiste, réservé à des initiés ou à un public averti. Pourtant, les deux disciplines partagent des exigences communes : rigueur, endurance, discipline quotidienne, dépassement de soi. L'étoile de l'Opéra semble inviter à une reconsidération de ces passerelles, dans une époque où les frontières entre cultures savante et populaire se redessinent progressivement. ## « L'Histoire de Manon », un rendez-vous attendu Cet automne, Hugo Marchand incarnera l'un des rôles les plus dramatiques du répertoire, celui de Des Grieux dans « L'Histoire de Manon ». Créé en 1974 par Kenneth MacMillan pour le Royal Ballet, ce ballet transpose le roman de l'abbé Prévost dans une partition signée Jules Massenet. Le danseur y déploie une palette expressive qui mêle passion, désespoir et sensualité. Cette production, régulièrement programmée à l'Opéra de Paris, constitue une occasion privilégiée de mesurer l'étendue de son art. Elle illustre aussi la manière dont un interprète peut porter une œuvre vers des publics divers, au-delà du cercle habituel des abonnés. ## Un enjeu de démocratisation culturelle Le souhait formulé par Hugo Marchand rejoint un débat plus large sur l'accès à la culture. Comment faire entrer la danse dans les foyers, les écoles, les médias de grande audience ? Plusieurs pistes existent : retransmissions en direct dans les cinémas, contenus numériques, médiation culturelle, tarification accessible. Le podcast auquel il participe s'inscrit précisément dans cette dynamique de décloisonnement. Reste à savoir si la comparaison avec le football relève du rêve ou d'un objectif atteignable. Une chose est sûre : en portant cette parole, l'étoile de l'Opéra déplace le regard sur un art qui, loin d'être figé, cherche à se réinventer au contact du plus grand nombre.