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Hors-Série Les Dossiers BFM Business : Automobile, l’excellence à la française - Mercredi 14 octobre

Economie · · Par Julie MOREAU

Hors-Série Les Dossiers BFM Business : Automobile, l’excellence à la française - Mercredi 14 octobre

## Automobile : l'excellence française en question BFM Business consacre ce mercredi 14 octobre un hors-série de ses « Dossiers » à l'automobile française et à

## Automobile : l'excellence française en question BFM Business consacre ce mercredi 14 octobre un hors-série de ses « Dossiers » à l'automobile française et à son « excellence ». Un thème qui résonne particulièrement alors que le secteur traverse une mutation industrielle sans précédent, entre électrification accélérée, concurrence asiatique et restructurations sociales. ## Un secteur stratégique sous tension L'industrie automobile demeure l'un des piliers de l'économie française. Selon les données habituellement citées par la filière, elle représente environ 15 % de l'emploi industriel national et plusieurs centaines de milliers d'emplois directs et indirects. La France compte parmi les rares pays européens à disposer d'une chaîne de valeur complète, de la conception à l'assemblage, en passant par les équipementiers. Mais cette position est fragilisée. La transition vers le véhicule électrique a bouleversé les équilibres : moins de pièces mécaniques, plus de logiciel, des investissements massifs dans les batteries et une concurrence chinoise de plus en plus agressive sur les segments d'entrée et de milieu de gamme. ## Les constructeurs face au défi électrique Les groupes tricolores — Renault et Stellantis en tête — ont engagé des plans d'investissement lourds dans l'électrification. Renault a misé sur des sites français, notamment dans le nord du pays, pour produire ses nouveaux modèles électriques. Stellantis, de son côté, a multiplié les annonces sur ses usines françaises tout en adaptant ses volumes à une demande qui progresse moins vite qu'anticipé. Cette déconnexion entre les objectifs réglementaires européens — fin de la vente de véhicules thermiques neufs en 2035 — et la réalité du marché constitue un point de tension régulièrement souligné par les acteurs du secteur. Les ventes de véhicules électriques ralentissent en Europe, ce qui pousse certains constructeurs à revoir leurs calendriers industriels. ## Le made in France comme argument Le hors-série de BFM Business met en avant la notion d'« excellence à la française ». Cette expression renvoie à plusieurs réalités : la qualité de la main-d'œuvre, le savoir-faire des équipementiers, la présence de marques de luxe et de sport automobile à rayonnement mondial, ainsi qu'un écosystème de sous-traitants dense. Elle renvoie aussi à un enjeu politique : le « produire en France » est devenu un argument commercial et un critère d'achat pour une partie des consommateurs. Les constructeurs l'ont intégré dans leur communication, sans toujours pouvoir garantir l'origine intégralement française de leurs véhicules. ## Un rendez-vous médiatique dans un contexte chargé La diffusion de ce hors-série intervient dans une actualité dense pour BFM Business, entre sujets politiques — mobilisation du 17 octobre, présidentielle, crise des lycées — et économiques. Le format long, d'environ 41 minutes, permet d'approfondir un secteur rarement traité sous l'angle de l'excellence industrielle dans les médias généralistes. Reste à savoir si le diagnostic posé sera celui d'une réussite à préserver ou d'un modèle à réinventer. La réponse dépendra largement de la capacité des acteurs français à tenir le rythme de la transition technologique tout en maintenant leurs sites et leurs emplois sur le territoire. Le débat sur l'avenir de l'automobile française devrait, lui, continuer d'occuper l'agenda économique et politique dans les mois à venir.