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Hausse du prix du carburant: "C'est insoutenable", les transporteurs ne sont plus concernés par les aides du gouvernement

Economie · · Par Julie MOREAU

Hausse du prix du carburant:

## Flambée du gazole : les transporteurs routiers perdent le bénéfice des aides gouvernementales La hausse continue du prix du carburant place les transporteurs

## Flambée du gazole : les transporteurs routiers perdent le bénéfice des aides gouvernementales La hausse continue du prix du carburant place les transporteurs routiers dans une situation financière critique, alors que le dispositif d'aide mis en place par le gouvernement ne leur est plus accessible. Selon BFM Business, le prix du gazole devrait atteindre 2,53 euros le litre d'ici un mois, un niveau qui rend l'activité de nombreux professionnels insoutenable. ## Un seuil d'aide devenu inopérant Le mécanisme de compensation mis en place par l'exécutif prévoyait une indemnité par litre de carburant dès lors que le prix dépassait un certain seuil. Or, la configuration actuelle du marché rend ce dispositif caduc pour les transporteurs : les conditions d'éligibilité ne sont plus remplies, privant la profession d'un soutien pourtant pensé pour amortir précisément ce type de choc. Résultat, les entreprises du secteur doivent absorber seules une augmentation qui pèse directement sur leurs marges, déjà structurellement faibles dans le transport routier de marchandises. Cette situation illustre les limites d'un système d'aide calibré sur des paramètres qui n'ont pas résisté à la volatilité des cours. ## "C'est insoutenable" : la colère monte chez les professionnels Le sentiment d'abandon domine chez les artisans et PME du transport, qui rappellent que le carburant représente entre 30 et 40 % de leurs coûts d'exploitation. Sur les ondes de BFM Business, la formule "c'est insoutenable" résume l'exaspération d'une filière qui estime ne plus pouvoir répercuter la hausse sur ses clients sans perdre des marchés. Un conducteur poids lourd, interrogé lors du Forum BFMTV, a rappelé l'importance du vote et de la mobilisation citoyenne face à ces difficultés. La question du pouvoir d'achat s'invite ainsi dans le débat public, à mesure que les prix à la pompe deviennent un marqueur social et politique. ## Un contexte inflationniste plus large Le carburant n'est pas le seul poste à peser sur les comptes des entreprises et des ménages. Gaëtan Dussausaye, député et porte-parole du Rassemblement national, a estimé sur BFMTV que la problématique dépassait le seul gazole, citant également la hausse du gaz et de l'électricité. Cette inflation multiforme alimente un mécontentement qui déborde le seul secteur du transport. Des affiches circulent sur les réseaux sociaux pour appeler au retour des gilets jaunes de 2018 et à de nouvelles manifestations, signe que la colère sociale pourrait se structurer si les prix continuent leur ascension. L'édito économique de Laure Closier évoque par ailleurs une France qui "décroche" sur les plans de la croissance, du pouvoir d'achat, du chômage et de la dette. ## Quelles marges de manœuvre pour l'exécutif ? Face à cette équation, plusieurs pistes sont évoquées dans le débat public : révision du barème d'aide, baisse temporaire de la fiscalité sur les carburants, ou encore soutien ciblé aux TPE du secteur. Aucune décision n'a été annoncée à ce stade. Pour les transporteurs, l'urgence est immédiate : chaque semaine de hausse supplémentaire fragilise un peu plus des trésoreries déjà tendues. La question dépasse le seul cadre du transport routier et touche à la compétitivité de l'ensemble de l'économie française, dépendante de la chaîne logistique. Si le gazole atteint effectivement 2,53 euros le litre dans un mois, comme l'anticipent certains analystes cités par BFM Business, la pression sur les professionnels comme sur les ménages pourrait encore s'intensifier, faisant de ce dossier un test politique majeur pour les mois à venir.