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Hantavirus : la transmission « bien plus difficile » que le Covid, ce n’est ni « le début d’une épidémie », ni celui « d’une pandémie », assure l’OMS

Une · · Par Claire BERNARD

Hantavirus : la transmission « bien plus difficile » que le Covid, ce n’est ni « le début d’une épidémie », ni celui « d’une pandémie », assure l’OMS

La récente identification d'un foyer de hantavirus sur un navire de croisière a suscité des inquiétudes parmi la population. Toutefois, l'Organisation mondiale

La récente identification d'un foyer de hantavirus sur un navire de croisière a suscité des inquiétudes parmi la population. Toutefois, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a tenu à rassurer le public en affirmant que la transmission de ce virus est « bien plus difficile » que celle du Covid-19. Selon l'OMS, il ne s'agit ni du début d'une épidémie ni d'une pandémie, ce qui soulève des questions sur la perception du risque lié à ce virus.

Le hantavirus, transmis principalement par les rongeurs, est connu pour provoquer des syndromes pulmonaires et rénaux chez l'homme. Dans le cas du foyer signalé, des cas ont été détectés parmi les membres d'équipage du navire, ce qui a incité les autorités sanitaires à mener des investigations approfondies. Les symptômes peuvent inclure de la fièvre, des douleurs musculaires et des troubles respiratoires, mais la transmission d'homme à homme est extrêmement rare.

Alors que l'OMS évoque une transmission difficile, notre suivi en direct des nouveaux cas fait état de deux infections supplémentaires dans le monde.

Les experts de l'OMS rappellent que le hantavirus n'est pas comparable au Covid-19 en termes de contagion. En effet, le hantavirus se propage principalement par le contact avec les excréments, l'urine ou la salive d'animaux infectés, ainsi que par inhalation de particules virales en suspension dans l'air. Cette modalité de transmission impose des conditions spécifiques, rendant la contagion entre humains moins probable. Les autorités estiment donc que le risque pour le grand public reste faible, même dans le contexte d'une identification de cas.

Pour en savoir plus sur les personnes touchées, notre article détaillant les sept cas confirmés livre des informations sur leur état de santé.

Selon un rapport de Sud Ouest, les experts s'accordent à dire que la situation est sous contrôle et qu'il n'est pas nécessaire de provoquer une panique générale. Les mesures de prévention, telles que l'éducation des voyageurs sur les risques associés aux contacts avec des rongeurs, sont jugées suffisantes pour limiter la propagation du virus. En outre, les protocoles de désinfection et de surveillance sur le navire sont en cours pour garantir la santé des passagers et de l'équipage.

L'OMS a également souligné l'importance de la vigilance dans le suivi des foyers de hantavirus, même s'il ne s'agit pas d'une menace immédiate pour la santé publique mondiale. Des campagnes de sensibilisation pourraient être mises en place pour informer les populations à risque, notamment celles vivant à proximité de zones où les rongeurs sont présents. Cela pourrait inclure des conseils sur la manière de minimiser les contacts avec les rongeurs et de reconnaître les symptômes du hantavirus.

La question de la santé publique est d'autant plus cruciale dans le contexte actuel, où les craintes liées à la propagation de maladies infectieuses sont exacerbées par l'expérience récente de la pandémie de Covid-19. Les autorités sanitaires doivent donc naviguer avec prudence entre l'information et la gestion des peurs populaires. Les experts mettent en garde contre le risque d'alarmisme, rappelant que la majorité des cas de hantavirus sont liés à des expositions environnementales et non à des transmissions interhumaines.

En conclusion, bien que la découverte d'un foyer de hantavirus sur un navire de croisière puisse susciter des inquiétudes, les déclarations de l'OMS devraient contribuer à apaiser les craintes. La transmission de ce virus est bien plus complexe et moins contagieuse que celle du Covid-19. Les autorités sanitaires continuent de surveiller la situation de près, tout en garantissant que le risque pour le grand public demeure faible. L'éducation et la prévention restent des outils essentiels pour minimiser les risques associés à ce virus, tout en évitant une réaction disproportionnée de la part de la population.