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Hantavirus : quels rats peuvent transmettre le virus ?

Une · · Par Claire BERNARD

Hantavirus : quels rats peuvent transmettre le virus ?

Le hantavirus est un virus appartenant à la famille des Bunyaviridæ, dont la transmission est principalement liée aux rongeurs. Parmi ces derniers, les rats pyg

Le hantavirus est un virus appartenant à la famille des Bunyaviridæ, dont la transmission est principalement liée aux rongeurs. Parmi ces derniers, les rats pygmées des rizières à longue queue (Oligoryzomys longicaudatus), qui sont des petits rongeurs sauvages originaires d'Amérique du Sud, émergent comme les principaux réservoirs de cette souche potentiellement mortelle, selon plusieurs études. Le hantavirus est responsable de maladies respiratoires graves, notamment le syndrome pulmonaire à hantavirus (SPH) en Amérique et la fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) en Asie et en Europe. La transmission à l'homme se fait principalement par l'inhalation de poussières contaminées par les excréments, l'urine ou la salive des rongeurs infectés. Les rats pygmées, en raison de leur habitat et de leur comportement, sont particulièrement susceptibles de propager le virus dans les zones rurales et semi-rurales, où ils cohabitent avec les populations humaines. Des chercheurs de l'Institut de santé publique d'Argentine ont publié des travaux indiquant que ces rongeurs sont souvent trouvés dans les rizières, un écosystème propice à leur prolifération. L'étude, relayée par des médias tels que Le Figaro, souligne que la densité de population de ces rats dans les zones agricoles peut accroître le risque d'infection pour les travailleurs agricoles et les habitants des régions environnantes. D'autres espèces de rongeurs, comme les souris et les rats de champ, ont également été identifiées comme étant des porteurs potentiels de différentes souches de hantavirus. Par exemple, le rat d'égout (Rattus norvegicus) et la souris domestique (Mus musculus) sont connus pour être des vecteurs de certaines souches de hantavirus, mais leur rôle dans la transmission au sein des populations humaines semble être moins significatif comparé à celui des rats pygmées des rizières. Les autorités sanitaires de plusieurs pays d'Amérique du Sud surveillent de près les populations de rongeurs et les cas de hantavirus. En Argentine, en particulier, le ministère de la Santé a mis en place des campagnes de sensibilisation pour informer les agriculteurs et les travailleurs des risques associés à l'exposition aux rongeurs. Ces initiatives incluent des recommandations sur la manière de minimiser le contact avec ces animaux et sur l'importance de l'hygiène dans les environnements de travail. La recherche sur le hantavirus et ses vecteurs est cruciale pour mieux comprendre la dynamique de transmission et les risques potentiels pour la santé publique. Des études continuent d'être menées pour déterminer comment les changements environnementaux, tels que l'agriculture intensive et l'urbanisation, peuvent influencer les populations de rongeurs et, par conséquent, le risque de transmission du virus. En conclusion, bien que plusieurs espèces de rongeurs puissent servir de réservoir au hantavirus, les rats pygmées des rizières à longue queue se démarquent comme les principaux vecteurs de ce virus en Amérique du Sud. La vigilance des autorités sanitaires et la sensibilisation des populations sont essentielles pour prévenir les infections et limiter les risques associés à ce virus potentiellement mortel.