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Guillaume Tabard : « Lycéens, le calcul cynique et dangereux de LFI »

Une · · Par Claire BERNARD

Guillaume Tabard : « Lycéens, le calcul cynique et dangereux de LFI »

## Lycéens : quand la rue devient un terrain politique La mobilisation lycéenne, qui s'étend depuis plusieurs jours dans plusieurs établissements français, susc

## Lycéens : quand la rue devient un terrain politique La mobilisation lycéenne, qui s'étend depuis plusieurs jours dans plusieurs établissements français, suscite un débat croissant sur son origine et son instrumentalisation. Selon une analyse publiée par Le Figaro le 1er octobre 2026, sous la plume de Guillaume Tabard, cette éruption contestataire ne relèverait ni du spontané ni du fortuit, mais s'inscrirait dans une stratégie politique attribuée à La France insoumise. ## Une stratégie de « bordélisation » déjà dénoncée Le chroniqueur rappelle qu'il y a deux ans, Gérald Darmanin, alors ministre de l'Intérieur, avait qualifié de « bordélisation » la méthode prêtée à Jean-Luc Mélenchon et à ses alliés. Cette approche, d'abord observée dans l'hémicycle, se déploierait désormais dans l'espace public, selon l'auteur. Guillaume Tabard évoque notamment des feux de poubelles, des actions ciblant des lycées eux-mêmes, la recherche du contact avec les forces de l'ordre et des pressions exercées sur le personnel enseignant. Autant d'éléments qui, d'après lui, caractérisent une violence physique et non symbolique. ## L'inversion des valeurs comme méthode Le contre-point du Figaro soutient que les Insoumis procéderaient à une inversion des valeurs, qualifiant de « légitime » une violence qu'ils auraient eux-mêmes contribué à attiser. L'article cite à cet égard le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko, qui aurait employé ce qualificatif à propos du mouvement lycéen. Cette prise de position a d'ailleurs fait l'objet d'un signalement du préfet de Seine-Saint-Denis, sans que l'édile ne revienne sur ses propos, selon les informations rapportées par le quotidien. ## Un calcul électoral mis en cause La thèse défendue par Guillaume Tabard repose sur l'idée d'un calcul cynique : « Qui sème la colère récolte des électeurs ? » Selon cette lecture, La France insoumise chercherait à capitaliser politiquement sur un mécontentement qu'elle contribuerait à alimenter. Le chroniqueur souligne que le mouvement, d'abord lycéen, pourrait bientôt s'étendre au monde estudiantin, ce qui en élargirait la portée. Il insiste sur le caractère organisé du déclenchement, qu'il oppose à l'image d'une mobilisation purement spontanée. ## Un débat sur la frontière entre contestation et violence Cette analyse s'inscrit dans un débat plus large sur la distinction entre expression démocratique et débordements. Le Figaro, média d'opinion revendiqué, y développe une ligne éditoriale critique à l'égard de la gauche radicale. Les faits rapportés — blocages, incidents, tensions avec les enseignants — demeurent, en l'état, partiellement documentés et leur ampleur exacte reste à confirmer par des sources indépendantes. La question de l'instrumentalisation politique des mouvements sociaux n'est pas nouvelle. Toutefois, l'articulation entre agitation parlementaire et mobilisation de terrain, telle que la décrit le chroniqueur, pourrait alimenter les débats des prochaines semaines, à mesure que le mouvement lycéen évoluera et que ses relais institutionnels se préciseront.