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Guillaume Tabard : « Budget 2027, et à la fin, Marine Le Pen décidera »

Une · · Par Claire BERNARD

Guillaume Tabard : « Budget 2027, et à la fin, Marine Le Pen décidera »

## Budget 2027 : l'équation politique d'un exercice sous contrainte Alors que s'ouvre la séquence budgétaire pour 2027, les débats parlementaires s'annoncent d'

## Budget 2027 : l'équation politique d'un exercice sous contrainte Alors que s'ouvre la séquence budgétaire pour 2027, les débats parlementaires s'annoncent d'ores et déjà tendus. Selon une analyse publiée par Guillaume Tabard dans Le Figaro le 14 septembre 2026, l'exercice se trouverait placé sous une dépendance politique inédite, celle du Rassemblement national, dont le groupe parlementaire pourrait détenir la clé de la survie du gouvernement. ## Un scénario budgétaire annoncé comme dégradé D'après le chroniqueur du Figaro, le budget 2027 serait d'emblée présenté comme « mauvais », ne comportant pas les dispositions nécessaires pour conjuguer redressement des finances publiques et obtention d'un consensus parlementaire minimal. Le gouvernement devrait, selon cette lecture, feindre de s'accrocher à un objectif de déficit contenu autour de 5 % du PIB, alors que le seuil de 3 % — longtemps considéré comme la limite acceptable dans le cadre européen — semble désormais hors de portée. Cette mise en scène budgétaire, qualifiée de « dramaturgie » par l'auteur, s'accompagnerait d'une consultation affichée des groupes politiques de l'Assemblée nationale et du Sénat, destinée à « partager la contrainte » et à promouvoir un pacte de responsabilité. ## Une équation politique centrée sur le RN Le point central de l'analyse réside dans l'observation d'une dépendance gouvernementale à l'égard du groupe présidé par Marine Le Pen. Selon Guillaume Tabard, Sébastien Lecornu ne pourrait tenir et faire adopter son budget par le recours à l'article 49.3 qu'à la condition d'être épargné par le groupe dont il souhaitait le moins dépendre, à savoir le Rassemblement national. Cette configuration placerait de facto le parti d'extrême droite en position d'arbitre, sans qu'il n'ait à assumer directement la responsabilité de l'exécutif. La rentrée politique de Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, le 13 septembre 2026, s'inscrirait dans ce contexte de montée en puissance stratégique. ## Des économies à trouver sur les retraites Parmi les points de tension identifiés figure la recherche d'économies sur le dossier des retraites, estimées à 6 milliards d'euros selon les éléments rapportés. Cette question impliquerait notamment David Amiel, en charge du Budget, Jean-Pierre Farandou pour le volet Travail, ainsi que Laurent Panifou. Ces arbitrages s'annoncent d'autant plus délicats que les marges de manœuvre apparaissent limitées et que les équilibres parlementaires restent fragiles. ## Une trajectoire budgétaire sous influence La séquence budgétaire 2027 illustrerait ainsi une forme de déplacement du centre de gravité politique, où la capacité d'action gouvernementale dépendrait moins de la majorité relative que du bon vouloir d'un groupe d'opposition. Cette situation pourrait peser durablement sur la conduite des affaires publiques et sur la crédibilité de la trajectoire budgétaire française vis-à-vis de ses partenaires européens. Reste à savoir si cette configuration se confirmera lors du vote effectif du texte, ou si elle relève d'une anticipation journalistique qui devra être confrontée aux réalités parlementaires des prochaines semaines.