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Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky peut-il être lâché par certains de ses alliés aux États-Unis, comme en Europe ?

Une · · Par Claire BERNARD

Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky peut-il être lâché par certains de ses alliés aux États-Unis, comme en Europe ?

## Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky peut-il être lâché par certains de ses alliés aux États-Unis, comme en Europe ? La question d'un affaiblissement du so

## Guerre en Ukraine : Volodymyr Zelensky peut-il être lâché par certains de ses alliés aux États-Unis, comme en Europe ? La question d'un affaiblissement du soutien occidental à Kiev refait surface avec une acuité nouvelle, alors que plusieurs signaux politiques, tant à Washington qu'en Europe, interrogent la solidité de la coalition formée depuis février 2022 autour de Volodymyr Zelensky. Selon des informations rapportées par Midi Libre, deux dynamiques distinctes alimentent cette inquiétude : le rapprochement affiché de Donald Trump avec Moscou et la position exprimée par Marine Le Pen, qui souhaite couper l'aide à Kiev si elle accède au pouvoir en 2027. ## Un contexte américain en recomposition Aux États-Unis, la perspective d'un retour de Donald Trump à la Maison-Blanche bouleverse les équilibres établis. D'après des sources médiatiques, l'ancien président entretient des échanges directs avec Moscou, ce qui pourrait augurer d'une inflexion majeure de la politique américaine à l'égard de l'Ukraine. Cette orientation, si elle se confirmait, remettrait en cause l'un des piliers du soutien militaire et financier apporté à Kiev depuis le début du conflit. En effet, Washington demeure le principal contributeur occidental en termes d'aide sécuritaire, et un désengagement, même partiel, aurait des répercussions immédiates sur la capacité de résistance ukrainienne. Toutefois, l'issue des prochaines échéances électorales américaines reste incertaine, et les positions exprimées en campagne ne se traduisent pas toujours en décisions une fois au pouvoir. ## En Europe, des fractures politiques à surveiller Sur le Vieux Continent, la situation n'est pas plus homogène. Marine Le Pen, figure de proue du Rassemblement national, a publiquement évoqué la possibilité de réduire, voire de supprimer, l'aide française à l'Ukraine en cas de victoire en 2027. Cette prise de position s'inscrit dans un contexte où plusieurs formations politiques européennes, notamment en Hongrie et en Slovaquie, ont déjà manifesté leur réticence à poursuivre un soutien inconditionnel à Kiev. Selon des analystes cités par la presse, ces divergences pourraient fragiliser la position commune de l'Union européenne, d'autant plus que l'unanimité est requise pour certaines décisions en matière de sanctions et d'assistance militaire. Par ailleurs, l'usure de l'opinion publique européenne face à la prolongation du conflit constitue un facteur supplémentaire de pression sur les gouvernements. ## Des implications stratégiques pour Kiev Pour Volodymyr Zelensky, l'enjeu dépasse la simple question des livraisons d'armes. Un affaiblissement du front occidental pourrait modifier l'équation diplomatique et inciter Moscou à durcir ses positions dans d'éventuelles négociations. D'après des sources gouvernementales ukrainiennes, Kiev multiplie les contacts pour consolider ses soutiens et anticiper d'éventuelles défections. Cependant, la capacité de l'Ukraine à compenser une baisse de l'aide extérieure demeure limitée, tant sur le plan industriel que financier. Le pays dépend en effet largement des approvisionnements étrangers pour maintenir son effort de guerre, ce qui le rend vulnérable aux fluctuations politiques de ses partenaires. ## Une solidarité à l'épreuve du temps La cohésion de la coalition occidentale semble donc confrontée à une épreuve de durabilité. Les échéances électorales à venir, aux États-Unis comme en Europe, pourraient redistribuer les cartes et redéfinir les équilibres. Si aucune rupture n'est actée à ce stade, les signaux émis par certaines forces politiques incitent à la prudence. L'évolution du soutien à l'Ukraine dépendra largement de la capacité des dirigeants occidentaux à maintenir un consensus malgré les pressions internes et les alternances politiques à venir.