Guerre en Ukraine : l’avion de Volodymyr Zelensky visé par un drone alors qu’il se rendait en Norvège

Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store a révélé, ce mercredi 9 septembre, qu'un drone avait failli percuter l'avion du président ukrainien Volodymyr Zel
Le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store a révélé, ce mercredi 9 septembre, qu'un drone avait failli percuter l'avion du président ukrainien Volodymyr Zelensky lors de son décollage depuis la Moldavie, alors que le chef de l'État se rendait en Norvège. L'information, rapportée par Midi Libre, jette une lumière crue sur les risques sécuritaires entourant les déplacements des dirigeants ukrainiens en temps de guerre.
## Un incident révélé par Oslo
Selon les déclarations du chef du gouvernement norvégien, l'appareil présidentiel ukrainien aurait été survolé de très près par un drone au moment de son envol depuis le territoire moldave. Jonas Gahr Store n'a pas précisé si l'engin volant avait été identifié, neutralisé ou s'il s'agissait d'une intrusion accidentelle. Aucune confirmation officielle n'a, à ce stade, été apportée par les autorités moldaves ou ukrainiennes sur les circonstances exactes de l'incident.
La révélation intervient alors que Volodymyr Zelensky effectuait un déplacement officiel en Norvège, pays membre de l'OTAN et soutien actif de Kyiv depuis le début du conflit. Ce type de visite, hautement symbolique sur le plan diplomatique, implique en effet une coordination sécuritaire lourde entre les services de plusieurs États.
## Un contexte de menaces persistantes
Cet événement rappelle que les déplacements du président ukrainien demeurent exposés à des risques multiples, notamment dans l'espace aérien des pays limitrophes. Depuis le début de l'invasion russe en février 2022, les autorités ukrainiennes ont signalé à plusieurs reprises des tentatives d'attentats ou d'opérations de renseignement visant des responsables de l'État. La Moldavie, voisine de l'Ukraine et candidate à l'adhésion européenne, se trouve également dans une zone de tension accrue, où des incidents aériens ont déjà été documentés par le passé.
Par ailleurs, la recrudescence de l'usage de drones dans le conflit — tant par les forces russes que par les forces ukrainiennes — a modifié en profondeur les équilibres sécuritaires régionaux. Ces engins, peu coûteux et difficiles à détecter, constituent désormais une menace reconnue pour les infrastructures civiles comme pour les déplacements officiels.
## Des questions en suspens
Toutefois, plusieurs zones d'ombre subsistent. La nature du drone, son origine et son mode de guidage n'ont pas été rendus publics. Aucune source officielle n'a confirmé si l'appareil transportait une charge explosive ou s'il s'agissait d'un engin de surveillance. Le silence des autorités moldaves, pour l'heure, empêche toute reconstitution précise de la séquence.
En outre, il n'a pas été indiqué si la révélation norvégienne avait fait l'objet d'une communication coordonnée avec Kyiv ou si elle résultait d'une prise de parole non anticipée. Cette incertitude pourrait nourrir des interrogations sur la gestion de l'information en matière de sécurité présidentielle.
## Un enjeu de sécurité collective
Au-delà du cas particulier, l'incident souligne la vulnérabilité des corridors aériens empruntés par les responsables ukrainiens et la nécessité d'une coopération renforcée entre les pays alliés. La Norvège, qui a fourni un soutien militaire et humanitaire significatif à l'Ukraine, pourrait être amenée à durcir ses protocoles d'accueil des personnalités étrangères.
Si les faits devaient être confirmés dans leur intégralité, ils viendraient s'ajouter à une liste déjà longue d'incidents sécuritaires liés au conflit. Ils pourraient également relancer les débats, au sein des instances européennes et atlantiques, sur la protection des dirigeants en déplacement et sur la surveillance des espaces aériens frontaliers.