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Guerre en Ukraine : le Kremlin estime que les frappes russes près de la frontière polonaise étaient justifiées

Une · · Par Claire BERNARD

Guerre en Ukraine : le Kremlin estime que les frappes russes près de la frontière polonaise étaient justifiées

## Guerre en Ukraine : le Kremlin estime que les frappes russes près de la frontière polonaise étaient justifiées Selon des informations rapportées par Le Figar

## Guerre en Ukraine : le Kremlin estime que les frappes russes près de la frontière polonaise étaient justifiées Selon des informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a justifié lundi 14 septembre 2026 les frappes russes menées la veille en Ukraine, tout près de la frontière polonaise, affirmant qu'elles relevaient des « missions » de ses forces armées. Ces déclarations interviennent au lendemain d'une attaque qui a directement touché un train de voyageurs reliant Kiev à Varsovie, à seulement deux kilomètres de la frontière avec la Pologne, pays membre de l'Union européenne et de l'OTAN. ## Un incident à deux kilomètres de la frontière polonaise D'après les autorités polonaises et ukrainiennes, un drone russe a frappé dimanche la locomotive d'un train de passagers assurant la liaison entre la capitale ukrainienne et la capitale polonaise. L'incident s'est produit à environ deux kilomètres du territoire polonais, sans faire de victime selon les premières informations disponibles. Une image diffusée par le service d'urgence de l'État d'Ukraine montre des pompiers intervenant sur une voiture d'un train de passagers touchée par une frappe de drone à une gare, dans la région de Loutsk, le 12 septembre 2026. Cet événement s'inscrit dans un contexte de tensions accrues aux abords orientaux de l'OTAN, où la proximité des infrastructures civiles avec la ligne de front suscite une vigilance particulière des chancelleries européennes. ## La position du Kremlin sur l'ensemble du territoire ukrainien Interrogé par l'AFP lors de son briefing quotidien à la presse, Dmitri Peskov a répondu sans ambiguïté sur le périmètre des opérations russes. « Il est question du territoire ukrainien. Nos militaires accomplissent leurs missions sur l'ensemble du territoire ukrainien et continueront à le faire », a-t-il déclaré. Cette formulation, qui ne mentionne aucune limite géographique, pourrait être interprétée comme une fin de non-recevoir aux mises en garde répétées des pays voisins de l'Ukraine. En effet, la Pologne, en tant que membre de l'OTAN, se trouve en première ligne des préoccupations sécuritaires européennes depuis le début du conflit. La question d'une éventuelle extension des hostilités à proximité immédiate de son territoire constitue un point de friction diplomatique récurrent. ## Un contexte de tension accrue aux frontières de l'OTAN Selon les autorités polonaises, cet incident illustre la volonté de Moscou de « faire peur » aux alliés de l'Ukraine, rapporte Le Figaro. Cette lecture s'inscrit dans une séquence où les frappes russes se sont multipliées près des zones frontalières occidentales de l'Ukraine, notamment dans les régions de Lviv et de Volhynie. Toutefois, aucune confirmation officielle n'a été apportée quant à une intention délibérée de viser des infrastructures liées à l'OTAN. Par ailleurs, la nature même de la cible — un train de voyageurs civil — soulève des interrogations sur le respect du droit international humanitaire, sans qu'aucune instance indépendante n'ait encore publié d'évaluation circonstanciée. Les réactions des chancelleries européennes restaient attendues dans les heures suivant les déclarations du Kremlin. ## Une escalade aux implications diplomatiques incertaines La justification avancée par Dmitri Peskov pourrait accentuer les tensions entre Moscou et les membres de l'Alliance atlantique, d'autant plus que l'incident touche un axe ferroviaire stratégique reliant deux capitales européennes. Si aucune victime n'est à déplorer dans l'immédiat, la répétition de frappes à proximité immédiate du territoire polonais pourrait conduire Varsovie à renforcer ses dispositifs de défense aérienne et à réclamer des consultations au sein de l'OTAN. Reste à savoir si cette séquence conduira à une nouvelle inflexion de la posture occidentale, ou si elle demeurera circonscrite au registre des protestations diplomatiques.