Onyx Infos

Guerre en Ukraine : Jean-Noël Barrot dénonce la frappe «inacceptable» contre un train, qui vise à «désunir» les alliés de Kiev

Une · · Par Claire BERNARD

Guerre en Ukraine : Jean-Noël Barrot dénonce la frappe «inacceptable» contre un train, qui vise à «désunir» les alliés de Kiev

## La France dénonce une frappe russe « inacceptable » contre un train ukrainien La France et l'Union européenne ont condamné, lundi 14 septembre, les attaques

## La France dénonce une frappe russe « inacceptable » contre un train ukrainien La France et l'Union européenne ont condamné, lundi 14 septembre, les attaques russes menées durant le week-end en Ukraine, dont l'une a touché un train à proximité de la frontière polonaise. Selon les informations rapportées par Le Figaro et l'AFP, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a qualifié cette frappe d'« inacceptable », y voyant une tentative délibérée de « désunir » les alliés européens de Kiev. ## Une attaque aux intentions clairement affichées Interrogé en marge d'un sommet consacré à l'Arctique, en Finlande, le chef de la diplomatie française a estimé que ces attaques poursuivaient « un but très clair : intimider les Européens, les décourager et surtout de les désunir ». Selon ses déclarations, rapportées par l'AFP, ces frappes ont été menées « au moment où l'Ukraine accueillait un grand forum de soutien économique, auquel participait un grand nombre de représentants d'entreprises, de représentants diplomatiques venus du monde entier et singulièrement d'Europe ». Cette concomitance semblerait révélatrice d'une stratégie visant à dissuader les partenaires occidentaux de poursuivre leur engagement aux côtés de Kiev. ## Une cible symbolique près de la frontière polonaise La frappe ayant touché un train près de la frontière polonaise revêt une dimension particulière. En effet, cette zone constitue un axe logistique majeur pour l'acheminement de l'aide occidentale vers l'Ukraine. Toucher un convoi dans cette région pourrait être interprété comme un message adressé directement aux pays de l'OTAN, notamment à la Pologne, membre de l'Alliance atlantique et soutien actif de Kiev depuis le début du conflit. D'après les éléments rapportés par Le Figaro, cette attaque s'inscrit dans une série de frappes menées durant le week-end, que Paris et Bruxelles ont conjointement dénoncées. ## Une stratégie de pression sur les soutiens occidentaux Pour Jean-Noël Barrot, ces attaques sont « clairement destiné[s] à faire peur aux pays occidentaux afin qu'ils cessent de soutenir l'Ukraine, qu'ils renoncent à s'y rendre pour manifester leur soutien ». Cette lecture s'inscrit dans une analyse plus large des intentions russes, qui chercheraient à épuiser la détermination des alliés européens à mesure que le conflit se prolonge. Toutefois, aucune confirmation officielle n'est venue étayer publiquement cette interprétation au-delà des déclarations du ministre français. ## Un contexte diplomatique sous tension Cette prise de position intervient alors que la France et l'Union européenne réaffirment leur soutien à Kiev. Le forum économique qui se tenait en Ukraine au moment des frappes témoignerait, selon les autorités françaises, de la volonté des partenaires internationaux de maintenir leur engagement malgré les pressions. Par ailleurs, la tenue du sommet sur l'Arctique en Finlande, en présence de plusieurs responsables européens, souligne l'attention continue portée par les capitales occidentales aux questions de sécurité régionale. Les réactions européennes devraient se poursuivre dans les prochains jours, à mesure que les autorités ukrainiennes communiqueront un bilan précis de ces frappes. La nature exacte des cibles et l'ampleur des dégâts n'ont, à ce stade, pas été confirmées de manière indépendante.