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Guerre en Ukraine : la France condamne les «attaques barbares» de Moscou contre des civils

Une · · Par Claire BERNARD

Guerre en Ukraine : la France condamne les «attaques barbares» de Moscou contre des civils

## La France dénonce une « escalade voulue » après des frappes meurtrières en Ukraine Le ministère français des Affaires étrangères a condamné, vendredi 9 octob

## La France dénonce une « escalade voulue » après des frappes meurtrières en Ukraine Le ministère français des Affaires étrangères a condamné, vendredi 9 octobre 2026, les frappes russes menées ces derniers jours contre des civils et des infrastructures en Ukraine, qualifiant ces attaques de « barbares » et dénonçant une « escalade voulue par la Russie ». Selon un communiqué du Quai d'Orsay rapporté par Le Figaro avec l'AFP, Paris exprime une condamnation « avec la plus grande fermeté » face à une série de bombardements ayant causé un lourd bilan humain. ## Un bilan humain de plus de cinquante morts D'après la même source, les frappes ont visé notamment « un immeuble résidentiel à Prylouky et deux bus à Kramatorsk » mercredi et jeudi, faisant un total de plus de 50 morts. Ces attaques s'inscrivent dans une séquence de bombardements intensifiés contre des zones urbaines ukrainiennes, une pratique dénoncée de longue date par les chancelleries occidentales. Le communiqué précise que les secouristes sont intervenus sur le site d'un immeuble d'appartements endommagé lors d'une frappe aérienne russe à Zaporizhzhia, le 9 octobre 2026, illustrant la poursuite des opérations de sauvetage au moment même de la déclaration française. ## Le Quai d'Orsay dénonce un « ciblage systématique » Le ministère français se déclare « profondément alarmé par ces attaques qui témoignent de l'escalade voulue par la Russie ». Il fustige un « ciblage systématique de la population civile, qui a pour objectif de semer la terreur ». Cette formulation, employée dans le communiqué officiel, traduit la position constante de Paris depuis le début du conflit : le refus de considérer ces frappes comme des dommages collatéraux, mais bien comme une stratégie délibérée visant les non-combattants. ## Une critique adressée au Conseil de sécurité Paris a également estimé que de telles actions sont « indignes d'un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies », la Russie siégeant à ce titre depuis la création de l'organisation en 1945. Cette référence institutionnelle souligne la dimension diplomatique de la condamnation française, qui dépasse le seul registre humanitaire. Elle rappelle que Moscou dispose d'un droit de veto au sein de l'instance onusienne, un levier régulièrement pointé du doigt par les capitales occidentales lorsqu'il s'agit de qualifier les responsabilités dans le conflit. ## Une position française constante depuis 2022 Depuis le déclenchement de l'invasion russe en février 2022, la France a systématiquement condamné les frappes visant des infrastructures civiles ukrainiennes, qu'il s'agisse de réseaux électriques, d'hôpitaux ou de bâtiments résidentiels. Cette position s'accompagne d'un soutien militaire et financier à Kiev, dont l'ampleur a toutefois fait l'objet de débats politiques internes en France. Le communiqué du 9 octobre 2026 confirme cette ligne, sans annoncer de mesure nouvelle à ce stade. ## Une diplomatie sous tension Cette condamnation intervient dans un contexte où les initiatives diplomatiques de médiation semblent durablement enlisées. Si Paris réaffirme son soutien à l'Ukraine, l'issue du conflit demeure incertaine, et la répétition de ces déclarations officielles interroge sur leur portée concrète face à la poursuite des hostilités. La question d'un éventuel renforcement des sanctions européennes pourrait, selon plusieurs observateurs, revenir sur la table dans les prochaines semaines.