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Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis envisagent de frapper l’Iran avec la GBU-43, «mère de toutes les bombes», selon CNN

Une · · Par Claire BERNARD

Guerre au Moyen-Orient : les États-Unis envisagent de frapper l’Iran avec la GBU-43, «mère de toutes les bombes», selon CNN

## Washington envisagerait l'emploi de la « mère de toutes les bombes » contre l'Iran Selon des informations rapportées par CNN et relayées par Le Figaro, l'arm

## Washington envisagerait l'emploi de la « mère de toutes les bombes » contre l'Iran Selon des informations rapportées par CNN et relayées par Le Figaro, l'armée américaine envisagerait de recourir à la GBU-43, la bombe conventionnelle la plus puissante de l'arsenal des États-Unis, dans l'hypothèse où Donald Trump ordonnerait de relancer les frappes contre l'Iran. L'information, publiée le 15 octobre 2026, s'appuie sur des responsables proches du dossier cités par la chaîne américaine. ## Un scénario d'escalade sans précédent D'après les éléments rapportés, ce recours éventuel viserait notamment les infrastructures énergétiques et les sites nucléaires iraniens. Un tel scénario constituerait, selon CNN, une escalade notable dans un conflit déjà tendu au Moyen-Orient. La GBU-43, connue sous l'acronyme anglais MOAB (« Massive Ordnance Air Blast »), est une bombe à effet de souffle massif conçue pour détruire des cibles souterraines ou fortement protégées. Son surnom de « mère de toutes les bombes » découle directement de sa dénomination américaine. ## Un précédent unique en 2017 Ce modèle n'a été employé qu'une seule fois dans l'histoire militaire américaine. C'était en 2017, durant le premier mandat de Donald Trump, contre des positions souterraines du groupe État islamique en Afghanistan. Cette utilisation unique confère à la bombe une portée autant symbolique que stratégique : y recourir contre l'Iran enverrait un signal d'une intensité rare, d'autant plus que la cible ne serait plus un groupe armé non étatique mais un État souverain doté de capacités de riposte. ## Le calendrier politique en toile de fond Le président américain a déclaré la semaine dernière exclure d'attaquer l'Iran avant les élections législatives du 3 novembre aux États-Unis, qui s'annoncent difficiles pour son camp républicain. Cette précision temporelle n'est pas anodine : elle suggère que l'option militaire reste sur la table, mais qu'elle pourrait être conditionnée à l'agenda politique intérieur. Toutefois, les sources citées par CNN ne précisent ni l'échéance envisagée, ni le niveau d'avancement de ces préparatifs, ni même s'il s'agit d'une option documentée ou d'une hypothèse de travail. ## Des zones d'ombre persistantes Il convient de souligner que ces informations reposent sur des responsables non nommés, et qu'aucune confirmation officielle n'a été apportée par le Pentagone ou la Maison-Blanche à ce stade. Par ailleurs, l'emploi d'une arme de cette puissance contre un État soulèverait des questions juridiques et diplomatiques majeures, notamment au regard du droit international des conflits armés. La communauté internationale, déjà divisée sur le dossier iranien, pourrait réagir avec une fermeté accrue si un tel scénario se matérialisait. En l'état, l'hypothèse demeure au stade de l'évocation par des sources anonymes, sans traduction opérationnelle confirmée. L'évolution de la situation dépendra largement des décisions prises à Washington dans les semaines à venir, à l'approche d'un scrutin aux enjeux déterminants pour l'administration en place.