Guerre au Moyen-Orient : après la reprise des hostilités dans la nuit, le chef de la diplomatie pakistanaise a appelé à la "retenue" lors d'un appel avec l'Iran

Reprise des hostilités au Moyen-Orient : Islamabad appelle Téhéran à la retenue après une escalade militaire sans précédent Alors que les frappes américaines et
Reprise des hostilités au Moyen-Orient : Islamabad appelle Téhéran à la retenue après une escalade militaire sans précédent
Alors que les frappes américaines et iraniennes se sont intensifiées dans la nuit du 11 au 12 juillet 2026, plongeant la région du Golfe dans une nouvelle phase de tension, le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a exhorté son homologue iranien à la « désescalade » et à la « retenue », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères pakistanais. Cet appel intervient dans un contexte de reprise des hostilités, marqué par la fermeture « jusqu’à nouvel ordre » du détroit d’Ormuz par Téhéran, une décision aux conséquences économiques et stratégiques potentiellement dévastatrices.
Une escalade militaire aux multiples foyers
Dans la nuit de samedi à dimanche, les États-Unis ont frappé 140 cibles en Iran, en représailles à l'attaque par les forces iraniennes d'un navire marchand dans le détroit d'Ormuz, abandonné en flammes par son équipage. En réponse, l'Iran a lancé, dimanche 12 juillet, des missiles et des drones contre ses voisins du Golfe. Selon des informations rapportées par France Info, des attaques aériennes ont visé le Koweït et les Émirats arabes unis, tandis que les sirènes d'alerte ont retenti au Bahreïn et que des explosions ont été entendues au Qatar, où les autorités ont confirmé avoir intercepté des missiles. Ces échanges mettent une fois de plus à mal le cessez-le-feu théoriquement en vigueur entre les deux ennemis, relançant les craintes d'un conflit régional généralisé.
L'appel à la retenue du Pakistan, un acteur diplomatique clé
Le chef de la diplomatie pakistanaise, Ishaq Dar, a appelé à la « désescalade » et exhorté les parties à « faire preuve de retenue » lors d'un appel téléphonique dimanche avec son homologue iranien, a indiqué le ministère des Affaires étrangères pakistanais. Cette intervention diplomatique intervient alors que le Pakistan, voisin de l'Iran et allié historique des États-Unis, tente de jouer un rôle de médiateur dans une région où ses intérêts sécuritaires et économiques sont directement menacés. La fermeture du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le transport du pétrole, pourrait en effet perturber les approvisionnements énergétiques du Pakistan, déjà confronté à une grave crise économique.
Les implications régionales et internationales
La reprise des hostilités soulève des inquiétudes quant à une escalade incontrôlée au Moyen-Orient. Selon des sources gouvernementales, l'Iran a justifié ses frappes comme des représailles aux bombardements américains, tandis que Washington maintient sa position de défense de la liberté de navigation dans le détroit d'Ormuz. Les pays du Golfe, pris entre les feux croisés, cherchent à éviter une confrontation directe tout en renforçant leurs capacités de défense aérienne. L'appel du Pakistan à la retenue pourrait constituer une première étape vers une médiation plus large, mais la complexité des intérêts en jeu et l'absence de dialogue direct entre Téhéran et Washington rendent tout cessez-le-feu durable incertain. La communauté internationale observe avec attention ces développements, conscients que la stabilité de la région et les marchés énergétiques mondiaux sont en jeu.