Grève du mardi 29 septembre: métro, RER, Transilien... La SNCF et la RATP prévoient peu de perturbations sur leurs réseaux

La grève interprofessionnelle annoncée pour le mardi 29 septembre dans la fonction publique ne devrait pas paralyser les transports franciliens et nationaux. Se
La grève interprofessionnelle annoncée pour le mardi 29 septembre dans la fonction publique ne devrait pas paralyser les transports franciliens et nationaux. Selon les informations communiquées dimanche par la RATP et la SNCF, le trafic s'annonce globalement normal sur la majorité des réseaux, même si quelques lignes ferroviaires restent exposées à des perturbations ponctuelles.
## Un trafic RATP annoncé comme normal
Interrogée par l'AFP, la Régie autonome des transports parisiens a confirmé que la circulation serait « normale » sur l'ensemble de son réseau métro et RER en Île-de-France. Une annonce qui contraste avec les journées de mobilisation sociale où le réseau francilien se retrouve habituellement fortement réduit, avec des lignes fermées et des fréquences divisées par deux ou trois.
Cette prévision s'explique notamment par le fait que la grève annoncée pour mardi est portée par les organisations syndicales de la fonction publique, et non par les syndicats de la RATP. Les conducteurs et agents du réseau parisien ne figurent pas au premier rang des professions appelées à cesser le travail, ce qui limite mécaniquement l'impact sur l'exploitation.
## La SNCF évoque un trafic « quasi normal » sur les TER
Côté ferroviaire, SNCF Voyageurs a indiqué à BFMTV que le trafic serait « normal » mardi 29 septembre sur les liaisons TGV et Intercités, et « quasi normal » sur les trains express régionaux. Sur les Transiliens, la circulation s'annonce également « normale », à l'exception de quelques lignes où des perturbations sont à prévoir, précise le transporteur : le RER C, le RER D, le RER E, ainsi que les lignes R et V du réseau Transilien.
La SNCF ajoute qu'un détail ligne par ligne des prévisions sera publié le lundi 28 septembre, veille de la mobilisation. Cette communication progressive est une pratique courante de l'entreprise ferroviaire, qui ajuste ses plans de transport en fonction du nombre d'agents déclarés grévistes, connu généralement quarante-huit heures avant le mouvement.
## Le gel du point d'indice au cœur des revendications
La journée de grève du 29 septembre s'inscrit dans un contexte de tension sociale croissante. Les organisations syndicales représentatives de la fonction publique — CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP — ont appelé à la mobilisation pour protester contre un nouveau gel du point d'indice, qui sert de base au calcul de la rémunération des agents publics.
Mi-septembre, le Premier ministre Sébastien Lecornu avait indiqué souhaiter geler une nouvelle fois ce point d'indice, une décision qui a provoqué l'ire des syndicats. Ces derniers réclament de meilleures conditions de rémunération après un mois de septembre marqué par une inflation soutenue, notamment sur les prix des carburants. L'objectif affiché est de mettre la pression sur le gouvernement à quelques jours de la présentation du budget.
## Un impact limité mais une mobilisation à surveiller
Si les prévisions de la RATP et de la SNCF laissent entrevoir une journée de mardi relativement épargnée sur le plan des transports, l'ampleur réelle de la mobilisation dans les autres secteurs de la fonction publique reste incertaine. Les écoles, hôpitaux et administrations pourraient en revanche connaître des perturbations plus marquées.
Pour les usagers franciliens et les voyageurs SNCF, la prudence reste de mise : les prévisions définitives, notamment sur les lignes RER C, D, E et les lignes R et V, seront connues la veille au soir. La journée du 29 septembre constituera ainsi un premier test de la capacité de mobilisation des syndicats face à un exécutif déterminé à contenir la dépense publique.