GENIMAP : l’imagerie du sous-sol au service des chantiers

## GENIMAP : quand l’imagerie du sous-sol sécurise les chantiers Dans l’émission Grand Angle diffusée sur BFM Business, Christophe Pallée a reçu Gwenael Albert,
## GENIMAP : quand l’imagerie du sous-sol sécurise les chantiers
Dans l’émission *Grand Angle* diffusée sur BFM Business, Christophe Pallée a reçu Gwenael Albert, dirigeant de GENIMAP, pour évoquer l’apport de l’imagerie du sous-sol dans le secteur de la construction. Un sujet technique, mais aux implications économiques bien concrètes : mieux connaître ce qui se trouve sous terre avant de creuser permet de réduire les risques, les coûts et les délais des chantiers.
## Un enjeu économique majeur pour le BTP
Le sous-sol des zones urbaines est un véritable millefeuille : réseaux d’eau, de gaz, d’électricité, fibres optiques, fondations anciennes, cavités naturelles. Chaque intervention sur la voirie ou dans le cadre d’un projet immobilier peut se heurter à ces obstacles invisibles. Les conséquences sont chiffrables : arrêts de chantier, dommages aux réseaux, surcoûts imprévus, et parfois accidents. La connaissance préalable du sous-sol devient donc un levier de maîtrise budgétaire pour les maîtres d’ouvrage, les collectivités et les entreprises de travaux publics. C’est dans ce contexte que des acteurs comme GENIMAP positionnent leur expertise.
## La technologie au service de la prévention des risques
Selon les éléments présentés par Gwenael Albert lors de l’émission, GENIMAP s’appuie sur des techniques d’imagerie pour restituer une vision précise des couches souterraines. L’objectif est double : éviter d’endommager des infrastructures existantes et anticiper la présence d’anomalies géologiques. Cette approche s’inscrit dans un mouvement plus large de digitalisation du BTP, où la donnée devient un actif stratégique. Les donneurs d’ordre, notamment dans les grandes métropoles, intègrent désormais ces diagnostics en amont des projets, afin de limiter les mauvaises surprises lors de l’exécution.
## Un marché porté par la transition et l’aménagement
La demande pour ce type de services devrait rester soutenue. D’une part, les projets de rénovation énergétique et de transition écologique se multiplient, avec des interventions lourdes sur le bâti existant. D’autre part, la densification urbaine pousse à construire sur des parcelles déjà occupées, où le sous-sol est particulièrement encombré. Enfin, le développement des réseaux de chaleur, de la géothermie de surface et des infrastructures de recharge électrique ajoute de nouvelles contraintes techniques. Autant de segments où l’imagerie souterraine trouve sa place.
## Une adoption encore inégale
Si l’intérêt est réel, la généralisation de ces pratiques reste inégale selon les territoires et les tailles d’entreprises. Le coût d’un diagnostic préalable peut freiner certains petits opérateurs, même s’il est souvent amorti par les économies réalisées ensuite. La question de la standardisation des données et de leur partage entre acteurs publics et privés constitue également un chantier en soi. Sur ce point, les pouvoirs publics ont un rôle à jouer, notamment via les schémas directeurs des réseaux et la constitution de bases de données souterraines accessibles.
La présentation de GENIMAP dans *Grand Angle* illustre ainsi une tendance de fond : la construction de demain se prépare d’abord sous terre, avec des outils de plus en plus sophistiqués. Reste à savoir à quel rythme ces solutions se diffuseront auprès de l’ensemble des acteurs du secteur.