Gazole, essence : une station sur cinq en rupture d’au moins un carburant

## Gazole, essence : une station sur cinq en rupture d'au moins un carburant Selon les données publiées par Le Figaro, ce lundi 21 septembre 2026, plus d'une st
## Gazole, essence : une station sur cinq en rupture d'au moins un carburant
Selon les données publiées par Le Figaro, ce lundi 21 septembre 2026, plus d'une station-service sur cinq manque désormais d'au moins un carburant habituellement distribué sur le territoire national. Une situation qui traduit une tension croissante sur l'approvisionnement, alimentée par une flambée des prix et un mouvement de panique chez les automobilistes.
## Une pénurie qui s'aggrave de jour en jour
D'après les calculs de Fig Data, établis à partir des données du ministère de l'Économie, 1 961 stations sur 9 334, soit 21,0 %, étaient en rupture d'au moins un carburant ce matin. Elles n'étaient que 18,6 % le dimanche précédent, ce qui traduit une dégradation rapide de la situation en l'espace d'une semaine. Cette progression significative témoigne d'un phénomène qui pourrait s'amplifier dans les jours à venir si les tensions persistantes sur l'approvisionnement ne se résorbent pas. Le Figaro met notamment à disposition de ses lecteurs un tableau de bord permettant de suivre quotidiennement l'évolution des prix et des ruptures, par carburant et par région.
## Le gazole atteint un niveau record
Le prix du gazole s'établit à 2,4216 €/L en moyenne, toujours selon les calculs de Fig Data à partir des données du ministère de l'Économie. Cette hausse représente 10,5 centimes supplémentaires en une seule semaine, un rythme particulièrement soutenu. Il s'agit d'un record depuis le déclenchement de la crise au Moyen-Orient, dépassant le précédent pic de 2,372 € atteint le 8 avril dernier. Cette flambée des prix constitue un facteur aggravant de la pénurie, dans la mesure où elle incite les automobilistes à anticiper leurs ravitaillements.
## Un cercle vicieux alimenté par la crainte
La dynamique actuelle relève d'un mécanisme bien identifié. Craignant une hausse plus forte encore et une rupture d'approvisionnement liée aux tensions dans la région, les Français remplissent leurs réservoirs en masse, ce qui vide les cuves des stations-service. Ce comportement d'anticipation, compréhensible au regard du contexte, contribue toutefois à accélérer la raréfaction du carburant disponible. En effet, plus les automobilistes se précipitent à la pompe, plus les stations se retrouvent en difficulté pour reconstituer leurs stocks, d'autant plus que l'approvisionnement lui-même semble contraint par la situation géopolitique.
## Quelles perspectives ?
La conjonction d'une hausse record des prix et d'une multiplication des ruptures d'approvisionnement place le secteur sous forte tension. Si les autorités n'ont pas encore communiqué de mesures spécifiques pour endiguer le phénomène, la question d'un éventuel dispositif de régulation pourrait se poser si la tendance se confirme dans les prochains jours. Toutefois, l'évolution de la situation dépendra largement de l'apaisement des tensions au Moyen-Orient, dont dépend en partie l'approvisionnement national.