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Gabriel Attal au Figaro : « Il faut aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes »

Une · · Par Claire BERNARD

Gabriel Attal au Figaro : « Il faut aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes »

Gabriel Attal propose d’aligner le traitement judiciaire des pédocriminels sur celui des terroristes. Dans un entretien accordé au Figaro, l’ancien premier mini

Gabriel Attal propose d’aligner le traitement judiciaire des pédocriminels sur celui des terroristes. Dans un entretien accordé au Figaro, l’ancien premier ministre et candidat à l’élection présidentielle pour Renaissance estime que la mort de la jeune Lyhanna, survenue dans un contexte de défaillance judiciaire, impose une refonte profonde des priorités pénales. Il affirme que « quelqu’un devra payer » et appelle à un durcissement sans précédent de la réponse pénale.

Un meurtre « qui aurait pu être évité »

Interrogé par Tristan Quinault-Maupoil et Marie-Cécile Renault, Gabriel Attal n’a pas éludé la question de la responsabilité politique dans l’affaire Lyhanna. Selon lui, « l’État a failli » dans cette affaire, et « la responsabilité de l’État la plus importante, c’est de protéger les Français, notamment les plus vulnérables d’entre eux, les enfants ». L’ancien locataire de Matignon a estimé que « ce qu’il y a d’insupportable avec ce drame, c’est que ce meurtre aurait pu être évité si la justice avait fonctionné correctement ». Il a ajouté que « tous ceux qui ont exercé des responsabilités, et j’en fais partie, doivent s’interroger sur ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait ces dernières années pour que la justice puisse accomplir sa mission ». Ces déclarations interviennent alors que l’émotion suscitée par la mort de Lyhanna a provoqué une onde de choc dans l’opinion publique et relancé le débat sur l’efficacité du système judiciaire français face aux crimes contre les mineurs.

La proposition choc : un alignement sur le régime antiterroriste

C’est dans ce contexte que Gabriel Attal a formulé une proposition radicale. Il a déclaré au Figaro qu’« il faut aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes ». Cette déclaration, rapportée par le média, suggère une volonté de durcir considérablement les peines, les modalités de suivi et les conditions de détention applicables aux auteurs de crimes pédocriminels. L’ancien premier ministre n’a pas détaillé l’intégralité des mesures qu’il souhaiterait voir mises en œuvre, mais l’alignement évoqué renvoie à un arsenal pénal d’exception, comprenant notamment des peines incompressibles, un suivi renforcé après la libération et une coordination accrue entre les services de renseignement et la justice. Cette proposition s’inscrit dans une logique de sécurité maximale pour les enfants, que Gabriel Attal a qualifiés de « sacrés ». Elle pourrait également être interprétée comme une réponse politique à l’indignation populaire et aux critiques adressées à la justice, jugée trop laxiste dans certaines affaires.

Une responsabilité politique assumée

En reconnaissant que « quelqu’un devra payer », Gabriel Attal prend acte de la nécessité d’une responsabilisation politique dans ce drame. Il a souligné que « les Français ont le droit de savoir ce qu’il s’est passé », ouvrant la voie à d’éventuelles commissions d’enquête ou réformes structurelles. Cette prise de position intervient alors que le nom de Gérald Darmanin est également évoqué dans le contexte de cette affaire, bien que l’entretien ne précise pas la nature exacte des liens entre les deux hommes politiques sur ce dossier. La déclaration de Gabriel Attal pourrait ainsi être perçue comme une manœuvre politique visant à capter une partie de l’électorat sensible aux questions de sécurité et de protection de l’enfance, tout en marquant une rupture avec les pratiques antérieures de son propre camp. En effet, l’ancien premier ministre, en tant que candidat à la présidentielle, cherche à se positionner comme un homme d’action et de rupture, capable de tirer les leçons des échecs passés.

Un débat relancé sur la protection de l’enfance

Cette proposition d’alignement du traitement des pédocriminels sur celui des terroristes relance un débat plus large sur les moyens alloués à la protection de l’enfance et sur l’efficacité du système judiciaire. Si l’intention affichée est de renforcer la sécurité des mineurs, la mise en œuvre d’un tel dispositif soulève des questions pratiques et juridiques. L’alignement sur le régime antiterroriste impliquerait notamment une révision du code pénal, des moyens supplémentaires pour les services de police et de justice, ainsi qu’une redéfinition des critères de dangerosité. Par ailleurs, cette annonce pourrait également avoir des répercussions sur le débat politique à l’approche de l’élection présidentielle, chaque candidat étant désormais sommé de prendre position sur ce sujet sensible. Le Figaro, en publiant cet entretien exclusif, offre à Gabriel Attal une tribune de choix pour imposer ce thème dans la campagne électorale, alors que l’onde de choc provoquée par la mort de Lyhanna continue de se propager dans l’opinion publique.