FORUM BFMTV - Retraites: "Si on ne change pas ce système, ceux qui vont continuer à être compressés, ce sont les actifs", estime Jonas Haddad, porte-parole adjoint Les Républicains

## Réforme des retraites : Jonas Haddad (LR) alerte sur la "compression" des actifs Le débat sur la réforme des retraites a connu un nouvel épisode tendu sur le
## Réforme des retraites : Jonas Haddad (LR) alerte sur la "compression" des actifs
Le débat sur la réforme des retraites a connu un nouvel épisode tendu sur le plateau du Forum BFMTV. Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains, a mis en garde contre l'inaction : "Si on ne change pas ce système, ceux qui vont continuer à être compressés, ce sont les actifs". Une déclaration qui intervient dans un contexte de forte tension budgétaire et alors que les différents partis politiques peinent à trouver un consensus sur l'avenir du système de retraites.
### Un système jugé intenable pour les travailleurs
L'intervention de Jonas Haddad s'inscrit dans un échange particulièrement vif avec Éric Coquerel, député La France Insoumise et président de la commission des Finances. Le représentant LR a défendu la nécessité d'une réforme structurelle, estimant que le statu quo pénaliserait en premier lieu les salariés actifs. Selon lui, le système actuel repose sur un déséquilibre croissant entre le nombre de cotisants et celui des retraités, une dynamique démographique qui ne ferait qu'accentuer la pression sur les travailleurs. Le porte-parole adjoint des Républicains a également évoqué la question de la dette, un sujet récurrent dans les débats du Forum BFMTV. Plusieurs intervenants, comme Élie, avocat en droit immobilier, ont d'ailleurs appelé à une "restructuration de l'État", tandis que des citoyens témoignaient de leurs difficultés quotidiennes.
### Des propositions divergentes sur la table
Le débat a révélé des approches radicalement différentes. À gauche, Jean-Pierre Mercier, porte-parole de Nathalie Arthaud, a proposé de "faire payer les milliardaires" en plaçant les travailleurs à la tête de l'État. À l'opposé du spectre politique, Thomas Ménagé, député du Loiret et porte-parole du Rassemblement National, a suggéré une baisse de la TVA de 20 à 5,5%. Entre ces deux extrêmes, Violette Spillebout, députée "Ensemble pour la République", a avancé l'idée d'une diminution des cotisations. Le milliardaire MC Pao a quant à lui défendu le rôle des plus fortunés, affirmant que "sans les milliardaires, vous n'auriez pas tous les services essentiels à votre confort". Ces positions contradictoires illustrent la difficulté à dégager un compromis sur un sujet aussi sensible que le financement des retraites et la trajectoire des finances publiques.
### La question de la justice au cœur des préoccupations
Au-delà des clivages partisans, une préoccupation transversale émerge : celle de la justice sociale. Nicolas Mayer-Rossignol, maire socialiste de Rouen, a résumé ce sentiment : "Tout le monde est prêt à faire des efforts, à condition qu'il y ait de la justice". Les témoignages de citoyens recueillis lors du Forum BFMTV vont dans le même sens. Sylvie, femme de chambre, s'interroge : "Je me demande comment on a pu en arriver là", tandis que Sofia, étudiante, déplore que l'on "tape toujours sur les mêmes personnes". Alexandre, 22 ans, reconnaît la nécessité de "se serrer la ceinture", mais Étienne, agriculteur, pointe un problème de fond : "On n'a plus les moyens de financer notre politique". Ces paroles illustrent un malaise grandissant face à des efforts demandés de manière répétée aux mêmes catégories de la population.
Alors que le gouvernement cherche des pistes d'économies budgétaires, la question des retraites reste un sujet politiquement sensible. Les prochaines semaines s'annoncent décisives pour déterminer si une majorité parlementaire pourra émerger autour d'une réforme, ou si le statu quo se prolongera, au risque de voir la pression s'accroître sur les actifs et les finances publiques.