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FORUM BFMTV - Présidentielle: "Je ne pense pas que 2027 sera la grande clarification que les gens attendent", considère Ouahmed, buraliste à Paris

Economie · · Par Julie MOREAU

FORUM BFMTV - Présidentielle:

Le rendez-vous électoral de 2027 ne suffira pas, à lui seul, à dissiper le malaise exprimé par une partie des Français. C'est en substance le message porté par

Le rendez-vous électoral de 2027 ne suffira pas, à lui seul, à dissiper le malaise exprimé par une partie des Français. C'est en substance le message porté par Ouahmed, buraliste à Paris, lors du Forum BFMTV consacré à la présidentielle. Selon lui, cité par BFM Business, « je ne pense pas que 2027 sera la grande clarification que les gens attendent ». Une formule qui résume un scepticisme croissant à l'égard de l'offre politique, alors que les témoignages de petits commerçants, salariés et chefs d'entreprise se multiplient sur les plateaux. ## Un climat de défiance partagé Le propos d'Ouahmed s'inscrit dans une séquence où plusieurs intervenants du Forum BFMTV expriment des doutes comparables. Jennifer, salariée en Ehpad, confie ainsi être « complètement paumés » et n'avoir « aucune idée » pour qui elle votera. Linda, cheffe d'entreprise, va plus loin en estimant qu'« aujourd'hui il y a deux France, les politiques et nous ». Ce clivage ressenti entre les citoyens et leurs représentants nourrit une abstention potentielle que plusieurs participants redoutent, à l'image d'Ibrahim, conducteur poids lourd, qui rappelle qu'« il va falloir se rendre aux urnes et aller voter ». ## Pouvoir d'achat et fiscalité au cœur des préoccupations Les échanges traduisent une préoccupation dominante : le pouvoir d'achat. Gaëtan Dussausaye, député et porte-parole du Rassemblement national, souligne que « ce n'est pas seulement la question du carburant, c'est aussi la question du gaz qui augmente, de l'électricité ». Arnaud, agriculteur, déplore de son côté qu'« on n'arrive plus à produire dans ce pays tellement il y a de normes et de traçabilités ». Sur la fiscalité, les positions divergent : Jérôme Guedj, député PS, plaide pour que « chacun contribue en fonction de ses revenus et de la progressivité de l'impôt », tandis que Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains, juge que « le seul qui devrait faire aujourd'hui un effort, c'est l'État ». ## Des attentes de rupture institutionnelle Au-delà des clivages partisans, plusieurs témoignages pointent une exigence de responsabilité. Rodolphe, artisan, demande que « Macron doit rendre des comptes devant la justice pour avoir endetté le pays ». Laurence Saillet, ancienne députée européenne, estime qu'il « faut changer le système en profondeur ». Domenico, chef d'entreprise expatrié aux États-Unis, résume un ras-le-bol fiscal : « J'en ai marre d'être taxé en tant que chef d'entreprise en France. » ## Une clarification incertaine Ces prises de parole, recueillies dans le cadre du Forum BFMTV, dessinent une opinion fragmentée, où la défiance envers le personnel politique semble dépasser les clivages traditionnels. Le scepticisme d'Ouahmed quant à une « grande clarification » en 2027 rejoint une intuition largement partagée : l'élection, quelle qu'en soit l'issue, pourrait ne pas suffire à répondre aux attentes exprimées. Reste à savoir si cette défiance se traduira par une démobilisation durable ou, au contraire, par une recomposition de l'offre politique d'ici l'échéance.