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FORUM BFMTV - Linda, cheffe d'entreprise: "Je me pose la question d'un deuxième enfant parce que je ne suis pas en capacité d'assumer un deuxième enfant en France aujourd'hui"

Economie · · Par Julie MOREAU

FORUM BFMTV - Linda, cheffe d'entreprise:

## Une cheffe d'entreprise renonce à un deuxième enfant pour des raisons économiques C'est un témoignage qui résume, à lui seul, une partie des tensions économi

## Une cheffe d'entreprise renonce à un deuxième enfant pour des raisons économiques C'est un témoignage qui résume, à lui seul, une partie des tensions économiques que traversent les ménages français. Interrogée dans le cadre du FORUM BFMTV, Linda, cheffe d'entreprise, a expliqué se poser la question d'un deuxième enfant non pas par choix personnel, mais parce qu'elle estime ne pas être « en capacité d'assumer un deuxième enfant en France aujourd'hui ». Une déclaration qui intervient dans un contexte de débats nourris sur le pouvoir d'achat, la fiscalité et les dépenses publiques. ## Un arbitrage économique avant tout Le témoignage de Linda illustre une réalité que plusieurs intervenants du forum ont abordée sous différents angles. La question de la natalité, souvent traitée comme un sujet sociétal, se retrouve ici directement liée à des contraintes budgétaires concrètes. Pour une cheffe d'entreprise, la décision d'agrandir sa famille implique d'évaluer sa capacité à absorber des coûts supplémentaires : garde d'enfants, logement, scolarité, mais aussi charge fiscale et cotisations liées à son statut professionnel. Linda a par ailleurs estimé, dans un autre extrait du forum, qu'« aujourd'hui il y a deux France, les politiques et nous », une formule qui traduit un sentiment de décalage entre les décisions publiques et les réalités vécues par les actifs. ## Un forum dominé par les préoccupations économiques Le FORUM BFMTV a réuni plusieurs témoignages convergents sur la pression financière ressentie par les Français. Gaëtan Dussausaye, député et porte-parole du Rassemblement national, a évoqué l'inflation en soulignant que « ce n'est pas seulement la question du carburant, c'est aussi la question du gaz qui augmente, de l'électricité ». Arnaud, agriculteur, a déploré de son côté que « on n'arrive plus à produire dans ce pays tellement il y a de normes et de traçabilités ». Domenico, Français expatrié aux États-Unis, a justifié son départ par une lassitude fiscale : « J'en ai marre d'être taxé en tant que chef d'entreprise en France ». Ces interventions dessinent un climat où la fiscalité et le coût de la vie occupent une place centrale dans les arbitrages familiaux et professionnels. ## Fiscalité et justice sociale au cœur des clivages Les questions fiscales ont structuré une bonne partie des échanges. Jérôme Guedj, député socialiste, a défendu une approche redistributive : « Il faut que chacun contribue en fonction de ses revenus et de la progressivité de l'impôt, c'est quand même ça la justice fiscale ». À l'inverse, Jonas Haddad, porte-parole adjoint des Républicains, a estimé que « le seul qui devrait faire aujourd'hui un effort, c'est l'État ». Laurence Saillet, ancienne députée européenne, a plaidé pour un changement « en profondeur » du système de dépenses publiques. Ces positions divergentes reflètent l'absence de consensus sur les leviers à actionner pour améliorer le pouvoir d'achat des ménages. ## Un enjeu démographique et politique Le cas de Linda dépasse le témoignage individuel. La question de la natalité en France est régulièrement associée à des enjeux de financement des retraites, de services publics et d'équilibre démographique. Si des actifs renoncent à des enfants pour des raisons économiques, les conséquences pourraient se faire sentir à moyen et long terme. Le débat reste ouvert sur les mesures susceptibles de lever ces freins, entre aides ciblées, réforme fiscale et politique familiale. Sur ce point, aucun des intervenants du forum n'a proposé de réponse unanime, laissant la question entière pour les prochaines échéances politiques, notamment la présidentielle de 2027.