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FORUM BFMTV - "Je trouve qu'on a de la chance d'avoir de grandes entreprises en France", explique Stéphanie Delestre, entrepreneure et investisseuse

Economie · · Par Julie MOREAU

FORUM BFMTV -

## Une entrepreneure défend l'atout des grands groupes français « Je trouve qu'on a de la chance d'avoir de grandes entreprises en France. » C'est la conviction

## Une entrepreneure défend l'atout des grands groupes français « Je trouve qu'on a de la chance d'avoir de grandes entreprises en France. » C'est la conviction exprimée par Stéphanie Delestre, entrepreneure et investisseuse, lors de son passage sur le plateau du FORUM BFMTV, selon des propos relayés par BFM Business. Alors que le débat public se focalise sur la fiscalité des multinationales et le coût de la vie, cette prise de position vient rappeler le rôle structurant que jouent les grands groupes dans l'économie hexagonale. ## Un tissu de grandes entreprises rare en Europe La France se distingue, il est vrai, par la densité de ses entreprises de taille mondiale. Le CAC 40 regroupe des champions industriels et de services présents dans la plupart des secteurs : énergie, luxe, banque, automobile, aéronautique. Cette concentration de grands acteurs constitue, aux yeux de certains observateurs, un avantage compétitif difficile à répliquer pour nombre de voisins européens. Ces groupes pèsent lourd dans les exportations nationales et dans l'emploi qualifié, tout en irriguant un écosystème de sous-traitants et de PME. ## Le revers fiscal de la médaille Cette vision ne fait toutefois pas consensus au sein même du FORUM. Dans la même émission, Marc, blogueur spécialisé dans les bons plans, pointe une contradiction : « Les Gafam captent énormément d'argent en France, mais paient tous leurs impôts en Irlande », dénonce-t-il, selon BFM Business. Ce constat illustre la tension entre l'attractivité du territoire pour les grands acteurs et l'équité fiscale réclamée par une partie des citoyens. La question de la juste contribution des multinationales reste ainsi un point de friction récurrent dans le débat économique français. ## Un débat traversé par les préoccupations quotidiennes La séquence consacrée à Stéphanie Delestre s'inscrit dans un FORUM largement dominé par les questions de pouvoir d'achat. Crise des carburants, vie chère, aides gouvernementales jugées insuffisantes : les interventions se succèdent pour exprimer un malaise économique persistant. Jean-Baptiste, médiateur social dans l'Eure, témoigne d'une facture de carburant passée de 200 à 350 euros par mois entre 2024 et aujourd'hui. Emmanuelle, infirmière libérale dans le Val-d'Oise, qualifie les aides publiques d'« aumône ». Autant de voix qui dessinent un contraste avec l'optimisme affiché par l'entrepreneure. ## Des lectures politiques divergentes Le débat économique au sein du FORUM révèle aussi des clivages politiques. François Ruffin, député de la Somme et candidat « Debout » à l'élection présidentielle, plaide pour une « taxe flottante » sur les carburants. Matthieu Valet, député européen du Rassemblement national, estime que « l'Union européenne est hors-sol » sur le dossier des carburants. Martin Garagnon, ancien porte-parole de Renaissance, regrette pour sa part que le débat « ne dépasse pas le stade de la colère ». Ces positions illustrent la diversité des grilles de lecture face aux difficultés économiques. ## Un enjeu de confiance Au-delà des clivages, la question posée reste celle de la confiance entre les citoyens, les entreprises et l'État. Les grands groupes français sont-ils un moteur de prospérité partagée ou une source d'inégalités fiscales ? La réponse dépend largement de la capacité des pouvoirs publics à concilier attractivité économique et justice sociale. Un équilibre que les débats du FORUM BFMTV, à l'image de la prise de position de Stéphanie Delestre, continuent d'interroger.