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FORUM BFMTV - Carburants: "L'Union européenne est hors-sol", affirme Matthieu Valet, député européen du "Rassemblement national"

Economie · · Par Julie MOREAU

FORUM BFMTV - Carburants:

## Carburants : le débat sur les aides publiques s'invite dans le Forum BFMTV La question du coût des carburants et des aides publiques destinées à alléger la f

## Carburants : le débat sur les aides publiques s'invite dans le Forum BFMTV La question du coût des carburants et des aides publiques destinées à alléger la facture des ménages a occupé une nouvelle fois l'espace médiatique. Sur BFMTV, à l'occasion d'une édition du Forum consacrée à la vie chère, plusieurs intervenants ont confronté leurs analyses, du simple témoignage citoyen à la prise de position politique. Parmi les voix les plus tranchées, celle de Matthieu Valet, député européen du Rassemblement national, qui a estimé que « l'Union européenne est hors-sol » sur ce dossier. ## Des témoignages qui dessinent une pression persistante sur les budgets Les séquences diffusées par la chaîne d'information illustrent une réalité économique qui ne se dément pas. Jean-Baptiste, médiateur social dans l'Eure, a ainsi expliqué que sa dépense mensuelle de carburant est passée de 200 euros en 2024 à 350 euros aujourd'hui, soit une hausse de 75 % en l'espace d'un peu plus d'un an. Emmanuelle, infirmière libérale dans le Val d'Oise, a qualifié les aides gouvernementales d'« aumône », tandis que Jonathan, sans emploi dans la Loire, les a décrites comme « des miettes ». Ces témoignages, recueillis dans plusieurs régions, convergent vers un même constat : les dispositifs d'aide ne compenseraient pas, selon ces intervenants, la progression des prix à la pompe. ## Le gouvernement face à la critique d'une partie de l'opposition La charge la plus politique est venue de Matthieu Valet, élu au Parlement européen sous les couleurs du Rassemblement national. En qualifiant l'Union européenne d'« hors-sol », l'eurodéputé inscrit le débat dans une critique plus large des politiques énergétiques et fiscales conduites à Bruxelles. Cette position rejoint celle exprimée par François Ruffin, député de la Somme et candidat « Debout » à l'élection présidentielle, qui s'est prononcé pour une « taxe flottante » sur les carburants. Deux approches distinctes, mais qui témoignent d'une pression politique croissante sur l'exécutif à propos du pouvoir d'achat. ## Des propositions divergentes, un même diagnostic sur le pouvoir d'achat Si les solutions avancées diffèrent — critique de la régulation européenne d'un côté, fiscalité modulable de l'autre —, le diagnostic partagé reste celui d'un décrochage entre les revenus des ménages et le coût des déplacements. Pour Brahim, chauffeur VTC et représentant syndical FO dans le Nord, les aides annoncées « ne suffisent pas ». Isabelle, bénévole au sein de l'association « Archipel des sans-voix », les a pour sa part comparées à « un sparadrap supplémentaire ». Ces prises de parole, multipliées à l'antenne, traduisent une défiance qui dépasse les clivages partisans traditionnels. ## Un enjeu qui s'installe dans le débat public Au-delà des échanges télévisés, le dossier des carburants s'impose comme un marqueur des tensions autour du pouvoir d'achat. Les interventions de Giulia, retraitée dans l'Isère, qui demande à Emmanuel Macron d'« ouvrir les yeux », ou de Kevin, gardien d'immeuble privé de véhicule faute de moyens, rappellent que la mobilité constitue un besoin structurant pour de nombreux actifs. La question des aides, de leur montant et de leur pérennité, devrait rester au cœur des débats dans les mois à venir, alors que les arbitrages budgétaires européens et nationaux continuent de faire l'objet de vives discussions.