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«Folie absolue» : réactions politiques indignées après l’opposition de LFI à la perpétuité pour les viols en série sur mineurs de moins de 15 ans

Une · · Par Claire BERNARD

«Folie absolue» : réactions politiques indignées après l’opposition de LFI à la perpétuité pour les viols en série sur mineurs de moins de 15 ans

« Folie absolue » : l’opposition de LFI à la perpétuité pour les viols en série sur mineurs suscite une vague d’indignation politique L’opposition de La France

« Folie absolue » : l’opposition de LFI à la perpétuité pour les viols en série sur mineurs suscite une vague d’indignation politique

L’opposition de La France insoumise (LFI) à la mesure phare du projet de loi sur la protection des enfants, qui prévoyait la perpétuité pour les viols en série sur mineurs de moins de 15 ans, a provoqué une tempête politique ce 18 juillet. Selon des informations rapportées par Le Figaro, la députée insoumise Gabrielle Cathala a justifié cette position en citant Robert Badinter, suscitant l’ire de plusieurs figures du centre et de la droite, qui dénoncent une « folie absolue ».

Un argumentaire fondé sur l’héritage de Robert Badinter

Pour expliquer le rejet de cette disposition par son groupe, Gabrielle Cathala a, en effet, invoqué les positions de l’ancien garde des Sceaux, artisan de l’abolition de la peine de mort. « L’absence de perspectives n’incite en rien le condamné à essayer de s’améliorer et ne facilite aucunement sa réinsertion », a-t-elle déclaré, selon les propos rapportés par Le Figaro. La parlementaire a également rappelé que Robert Badinter « a déploré l’existence de la perpétuité réelle » après 1981. Cet argumentaire, centré sur la philosophie pénale et la notion de réinsertion, a été utilisé pour justifier l’opposition de LFI, aux côtés des écologistes et d’une partie de la gauche, à un article du projet de loi. Ces forces politiques ont finalement obtenu la suppression de l’article vendredi, estimant que le texte penchait « uniquement vers la répression » et négligeait la « prévention de la récidive », d’après Le Figaro.

Une réaction politique jugée « lunaire » et « indigne »

Cette décision a immédiatement déclenché une vague de réactions indignées de la part des élus du centre et de la droite. Les termes employés pour qualifier la position de LFI sont particulièrement durs. Des députés ont qualifié l’attitude des insoumis de « lunaire », tandis que d’autres ont dénoncé une « folie absolue ». L’indignation porte moins sur le débat pénologique en lui-même que sur le symbole politique perçu comme une forme d’impuissance ou de complaisance face à des crimes particulièrement graves. Le contexte de ce rejet est d’autant plus sensible que le projet de loi sur la protection des enfants visait à renforcer les sanctions pour les viols en série commis sur des mineurs de moins de 15 ans, une catégorie de crimes qui suscite une émotion considérable dans l’opinion publique. La comparaison avec l’héritage de Robert Badinter, figure respectée mais dont les positions sur la perpétuité réelle étaient connues, a été perçue par les détracteurs de LFI comme une instrumentalisation inappropriée.

Un débat qui ravive les fractures sur la politique pénale

Au-delà de la polémique immédiate, cet incident révèle les profondes divergences qui persistent au sein de la classe politique française sur la question de la peine et de la réinsertion. D’un côté, une partie de la gauche et des écologistes défend une approche centrée sur la prévention, la réhabilitation et le rejet des peines planchers ou perpétuelles, qu’elles jugent inefficaces et contraires à une certaine éthique pénale. De l’autre, le centre et la droite plaident pour une fermeté accrue, en particulier pour les crimes les plus graves commis sur des victimes vulnérables, estimant que la protection de la société doit primer sur les perspectives de réinsertion. L’opposition de LFI à la perpétuité pour les viols en série sur mineurs de moins de 15 ans cristallise ainsi un clivage récurrent, où chaque camp puise dans des références historiques et philosophiques opposées. L’avenir du projet de loi, désormais amputé de sa mesure la plus emblématique, reste incertain, mais ce débat pourrait bien ressurgir lors des prochaines discussions parlementaires ou dans le cadre d’une éventuelle nouvelle initiative législative.