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Fendi, Stella McCartney, la garde royale britannique… Comment Cristopher Sarfati, le roi de la fausse fourrure, a conquis le marché du luxe

Economie · · Par Julie MOREAU

Fendi, Stella McCartney, la garde royale britannique… Comment Cristopher Sarfati, le roi de la fausse fourrure, a conquis le marché du luxe

## Ecopel, la fausse fourrure qui s'installe chez les géants du luxe La fausse fourrure n'est plus cantonnée aux peluches pour enfants. Selon les informations r

## Ecopel, la fausse fourrure qui s'installe chez les géants du luxe La fausse fourrure n'est plus cantonnée aux peluches pour enfants. Selon les informations rapportées par BFM Business dans son podcast économique, l'entreprise française Ecopel, dirigée par Christopher Sarfati, a réussi à imposer ses textiles synthétiques sur les podiums de maisons prestigieuses comme Fendi et Stella McCartney. Une réussite qui illustre la mutation profonde du secteur du luxe vers des matériaux alternatifs. ## Une adoption massive dans le secteur du luxe D'après les éléments partagés dans l'émission animée par Juliette Weiss, la fausse fourrure aurait été adoptée par 75 % des maisons de luxe. Ce chiffre, avancé par Christopher Sarfati lui-même, témoigne d'un basculement structurel du marché. Là où la fourrure véritable constituait autrefois un marqueur de prestige, elle est devenue un risque réputationnel pour de nombreuses enseignes confrontées aux critiques des associations de défense animale et à l'évolution des attentes des consommateurs. Ecopel se positionne au cœur de cette transition. L'entreprise a développé des technologies capables d'imiter des matières nobles comme le vison ou le renard, permettant aux créateurs de conserver l'esthétique et le toucher associés à la fourrure animale, sans recourir à l'élevage. Cette prouesse technique explique en partie la percée de la société auprès de maisons exigeantes sur la qualité des matériaux. ## De la peluche Mickey aux podiums internationaux Le parcours d'Ecopel résume à lui seul l'ampleur du virage. L'entreprise, qui fournissait à l'origine des textiles destinés à des produits grand public comme les peluches inspirées de Mickey, s'est progressivement hissée dans les collections de maisons de luxe. Cette ascension s'inscrit dans le mouvement plus large du "fur-free", qui a gagné du terrain au cours des dernières années, notamment sous la pression d'ONG et de certaines personnalités publiques. La garde royale britannique, mentionnée dans le titre du podcast, illustre la diversité des débouchés désormais accessibles à ces matériaux synthétiques. Les uniformes cérémoniels, longtemps associés à des fourrures animales, font eux aussi l'objet de réflexions sur des alternatives. Ce type de commande institutionnelle représenterait un signal fort pour l'ensemble du secteur. ## Un défi industriel : s'affranchir du pétrole Christopher Sarfati ne compte pas s'arrêter là. Selon ses déclarations rapportées par BFM Business, son prochain grand chantier consiste à concevoir une fourrure premium qui ne dépende ni des animaux ni du pétrole. Un objectif ambitieux, car les textiles synthétiques actuels reposent largement sur des dérivés pétrochimiques, dont l'empreinte environnementale est de plus en plus scrutée. Ce projet s'inscrit dans une tendance de fond : la recherche de matériaux biosourcés ou recyclés dans l'industrie textile de luxe. Plusieurs maisons investissent déjà dans des alternatives innovantes, qu'il s'agisse de fibres issues de déchets agricoles ou de procédés de recyclage chimique. Pour Ecopel, l'enjeu est double : conserver son avance technologique tout en répondant aux nouvelles exigences de traçabilité et de durabilité. ## Une transition encore inachevée Si la fausse fourrure séduit une majorité de maisons de luxe, son essor soulève des questions. La performance environnementale des textiles synthétiques reste débattue, notamment en raison de leur origine fossile et de la libération de microplastiques lors du lavage. Le défi annoncé par Christopher Sarfati — une fourrure premium sans animal ni pétrole — pourrait bien conditionner la prochaine étape de cette révolution textile. Une chose est sûre : le marché du luxe a déjà acté, en grande partie, la fin de la fourrure animale dans ses collections.