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Femme brûlée avec un spray inflammable à Marseille : un mineur de 15 ans déféré en vue d’une mise en examen pour «acte de barbarie»

Une · · Par Claire BERNARD

Femme brûlée avec un spray inflammable à Marseille : un mineur de 15 ans déféré en vue d’une mise en examen pour «acte de barbarie»

Le parquet de Marseille a annoncé dimanche le déferrement d'un mineur de 15 ans et demi en vue de sa mise en examen pour « acte de barbarie », à la suite de l'a

Le parquet de Marseille a annoncé dimanche le déferrement d'un mineur de 15 ans et demi en vue de sa mise en examen pour « acte de barbarie », à la suite de l'agression d'une femme au moyen d'un spray inflammable, survenue en marge d'un mouvement lycéen dans le 7e arrondissement de la ville. Selon un communiqué du procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, cité par Le Figaro, le parquet entend requérir le placement en détention provisoire du suspect. ## Les faits tels que rapportés par le parquet D'après le ministère public, l'agression s'est produite jeudi 1er octobre 2026, aux alentours de 10 heures, sur la place du 4 septembre, à proximité du lycée Colbert. Une femme de 40 ans, auxiliaire de vie, se trouvait alors à un arrêt de bus et tentait de s'interposer face à un groupe de jeunes qui s'apprêtaient à briser l'abribus à l'aide d'une barrière métallique. Selon le récit du parquet, une fois le groupe écarté, le jeune mineur se serait avancé vers la victime avant de projeter en direction de son visage un spray qu'il aurait enflammé à l'aide d'un briquet. Ces éléments, rapportés par le procureur, demeurent soumis à l'appréciation de l'instruction. ## Interpellation et qualification retenue Le suspect a été interpellé le lendemain en fin de journée, dans le quartier de Frais-Vallon, dans le 13e arrondissement de Marseille, par le groupe « atteinte aux personnes » du service local de police judiciaire. Selon le communiqué du parquet, l'intéressé a reconnu les faits lors de sa garde à vue. La qualification d'« acte de barbarie », retenue par le ministère public, constitue une circonstance aggravante prévue par le Code pénal, ce qui pourrait peser significativement sur la suite de la procédure, d'autant plus que le mis en cause est mineur. ## Un contexte de tensions autour des lycées L'agression s'inscrit dans un contexte de mobilisation lycéenne ayant donné lieu à des incidents aux abords de plusieurs établissements marseillais. Ce type d'épisode, survenu en pleine journée et sur un espace public fréquenté, pourrait relancer les interrogations sur la sécurisation des abords des établissements scolaires lors de mouvements sociaux. Toutefois, aucune information officielle ne permet à ce stade d'établir un lien organisé entre le suspect et une structure collective, la qualification retenue visant des faits individuels. ## Une procédure judiciaire en cours Le déferrement devant un juge d'instruction marque l'entrée dans une phase judiciaire où les charges devront être confirmées. La requête de détention provisoire, si elle est acceptée, placerait le mineur sous un régime restrictif dans l'attente de l'avancement du dossier. Selon des sources judiciaires, ce type de qualification reste rare pour un suspect aussi jeune, ce qui pourrait alimenter le débat sur la réponse pénale applicable aux mineurs impliqués dans des violences graves. L'enquête devra notamment préciser le rôle exact de chacun au sein du groupe présent ce jour-là.